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Société Publié

France : Le directeur d’une école coranique jugé pour coups et blessures sur un enfant

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Au cours de la procédure, le directeur a reconnu les faits, regrettant la violence et exprimant des remords. DR

Le tribunal correctionnel de Pontoise juge ce jeudi le directeur d’une école coranique de Sarcelles (Val d’Oise) ainsi que trois animateurs de la ville pour des faits de violences aggravées sur un enfant de 12 ans, indique Le Parisien.

Le 27 avril 2017, alors que le jeune garçon se rend à la mosquée pour suivre un cours d’arabe du soir, le directeur de l’école coranique le réprimande pour s’être teint les cheveux en blond, estimant que la religion interdit une telle coiffure et qu’il devra recevoir une correction.

Le responsable demande donc à un élève d’aller chercher une tondeuse pour lui raser la tête. «Il effectue un passage à travers le crâne et le laisse ainsi devant tout le monde», écrit Le Parisien.

En colère, le garçon retourne chez lui puis repart vers 21 heures avec des œufs qu’il lance avec des amis sur la porte et la boîte aux lettres du directeur. Le lendemain, alors qu’il est en train de nettoyer, le directeur appelle son frère afin de «trouver des petits fous de Sarcelles» pour lui infliger des coups. C’est en allant ranger le matériel de nettoyage qu’il se retrouve alors au face au directeur, avec à ses côtés entre quinze et vingt personnes.

Isolé dans une pièce avec trois personnes, le garçon reçoit plusieurs coups, notamment au torse puis sur l’ensemble du corps. Devant les policiers, il fait état d’«écrasements de tête» et dit s’être retrouvé au sol à plusieurs reprises à cause des coups et de la douleur.

Au cours de la procédure, le directeur a reconnu les faits, regrettant la violence et exprimant des remords. Il admet que sa réaction était «disproportionnée», pensant que la coiffure était pour lui «un premier pas dans la délinquance». Seul un des animateurs reconnaît «des baffes» et assure être l’unique auteur de violences.

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