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Le PPS remue le couteau dans la plaie de la majorité gouvernementale

Le PPS, le petit poucet de la majorité, donne des leçons au RNI et à l’USFP sur le respect des engagements gouvernementaux. Les «camarades» réagissent ainsi aux absences de la majorité des ministres de la Colombe et la Rose à la réunion du conseil du gouvernement du 8 février.

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Nabil Benabdallah, SG du PPS. /Ph: AIC

Le PPS ajoute un autre souci à Saâdeddine El Othmani. Le bureau politique des camarades a asséné, au terme de sa réunion d’hier, un coup à une majorité fortement ébranlée.

L’instance insiste, dans un communiqué, sur «la responsabilité collective qu’assume toutes les composantes de la majorité dans la réussite de l’action du gouvernement et permettre à l’actuelle expérience d’être capable de réaliser le cumul réformateur nécessaire à tous les secteurs qui concernent directement le vécu quotidien de larges catégories de notre peuple».

Le message est clairement destiné aux ministres du RNI et de l’USFP ayant boudé la séance hebdomadaire du conseil du gouvernement, jeudi dernier.

Comme du temps de Benkirane, le PPS est-il le nouveau porte-parole du PJD ?

Le PPS se permet de donner des leçons à ses «alliés» au sein de la majorité, les invitant à se conformer tous aux «critères de la pratique politique droite» et à «la concurrence partisane saine, basée sur l’égalité, la liberté et une diligence créative au profit de notre pays et de notre peuple».  

Cette sortie du bureau politique des militants du Livre est révélatrice des profonds déchirements de la majorité. Visiblement, la réunion du jeudi soir entre les chefs ou leurs représentants du PJD, le RNI, le MP, l’UC et l’USFP n’a pas réussi à apaiser les tensions. La Colombe et la Rose pressent toujours le chef du gouvernement à condamner publiquement les déclarations de Benkirane lors du 6e congrès de la jeunesse de la Lampe.

Saâdeddine El Othmani hésite, pour l’instant, à répondre à une telle revendication, préférant retirer l’intervention de son prédécesseur dans son intégralité du site d’actualité de son parti et ordonnant à ses «frères-ministres» de critiquer ouvertement les attaques de l’ancien secrétaire général du PJD ciblant Aziz Akhannouch et Driss Lachgar. En témoigne les propos de Mustapha Ramid, ce matin au forum de la MAP.

«Lorsque Benkirane, était chef du gouvernement, il n’acceptait aucune offense contre l’un de ses ministres. Je crois que cela se poursuit avec El Othmani.»

Pour mémoire, Benkirane avait défendu en décembre 2014 l’ex-ministre de la Jeunesse et des sports, Mohamed Ouzzine, avant que ne tombe le couperet royal de le suspendre en plein mondial des clubs des champions. Il avait montré le même engagement dans l’affaire du couple du gouvernement (Habib Choubani-Soumaïa Benkhaldoune) mais sans parvenir à leur épargner le limogeage au printemps 2015.

1 commentaire
motao-1
Date : le 14 février 2018 à 11h48
A mon avis, il faut dissoudre ce gouvernement actuel, rapiécé par six ou sept partis politique et que le chef n'a pas une large autorité d'action. Mon souhait c'est d'avoir un gouvernement homogène composé de 2 ou 3 partis politiques avec des ministres à la hauteur des attentes des marocains et du pays, dirigé par un chef qui se fait respecter.
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