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Mercato : L’argument sportif tient-il toujours la route dans le Golfe ?

Le choix d’un club, au moment d’envisager un transfert, pose un dilemme de taille. En effet, faut-il privilégier l’aspect sportif, ou plutôt le financier ? Plusieurs joueurs marocains se sont retrouvés dans cette situation au cours des derniers mois, notamment Adil Hermach et Youssef El Arabi, dont les choix en ont surpris plus d'un.

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Youssef El Arabi pose pour son nouveau club

Le choix du jeune international marocain Youssef El Arabi (24 ans) de poursuivre sa carrière en Arabie saoudite a de quoi laisser perplexe. Révélation du championnat français la saison dernière, avec 17 buts inscrits sous le maillot de Caen, il était notamment pisté par Genoa, Valence, ou encore par l’Olympique  Marseille, pour ne citer qu’eux.

C’est finalement le club Al Hilal, dont Eric Gérets était autrefois l'entraîneur, qui a remporté la mise. Les dirigeants du club champion d’Arabie saoudite auraient bouclé le dossier avec une offre de 7,5 millions d’euros. D’après Footmercato.net, l’attaquant marocain s’est engagé pour 4 saisons, moyennant un salaire annuel de plus de 3 millions d’euros. Il est clair que peu de clubs, en France ou ailleurs en Europe, pouvaient concurrencer une telle offre.

Projet sportif difficilement défendable

Dans un récent entretien accordé au site Mercato365.com, l’international marocain a déclaré : «Il n'y a rien eu de concret, mise à part une offre du Genoa. La réalité, c'est que cela n'a pas bougé. Un club me voulait mais il fallait attendre le départ d'un joueur important, je n'ai pas voulu prendre ce risque et j'ai pris cette décision». Il a aussi ajouté que la proposition des dirigeants saoudiens était «intéressante».

Il rejoint, dans le club de la capitale saoudienne, un autre international marocain : Adil Hermach. Le milieu de terrain, âgé de 25 ans, relégué en deuxième division française avec Lens, avait demandé à quitter le club, et à continuer à évoluer au haut niveau. Mais les arguments d’El Arabi et Hermach sont discutables.

Même en s’engageant avec le champion d’Arabie saoudite, ils quittent la Ligue 1 pour un championnat difficilement comparable, en termes d’intensité. En effet, il ne compte que 12 participants, à peine plus de la moitié du championnat de France qui compte 20 équipes. Les saisons seront donc plus courtes, et le rythme de compétition moins soutenu qu'en France. De plus, les adversaires ne sont pas du même calibre que ceux croisés en Europe. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si certains sportifs, en fin de carrière, choisissent des destinations comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar. L'exigence physique y est moins élevée qu'en Europe et les salaires permettent de préparer une retraite dorée. Pour des jeunes joueurs, de tels choix sont risqués.

D’un point de vue technique, les championnats européens présentent les meilleurs arguments sportifs. Ils proposent ainsi des championnats bénéficiant d’une bonne exposition médiatique. Ceci étant, un joueur de division inférieure dans ces pays peut être suivi et prétendre à la sélection nationale. Le cas d’Adel Taarabt est l’exemple le plus frappant.

Parallèlement, celui de Youssef El Arabi inquiète. Le jeune attaquant peine encore à s’imposer en sélection. En signant pour l'ancien club entrainé par Eric Gérets, El Arabi restera dans le viseur du sélectioneur national. En même temps, on ne peut s’empêcher de penser qu’un jeune talent de Belgique, ou des Pays-Bas, ou même de Ligue 2 peut à tout moment lui ravir la vedette.

TA raison mon frere
Auteur : abdo447
Date : le 16 juillet 2011 à 10h50
Rempli ton compte en Bank le reste c que du blabla
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