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Maroc : Le secteur économique reste stable malgré "le printemps arabe"

Le secteur économique marocain n’a pas trop souffert des révoltes qui ont secoué le monde arabe. Les agences de notation Standard and Poor’s et Coface indiquent que la situation de l'economie nationale reste stable notamment au niveau du remboursement de la dette exterieure dans le long terme et du risque pays. Des estimations qui témoignent de la solidité financière du Royaume.

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Le vent de révoltes qui prévaut dans le monde arabe ne semble pas trop ébranler le Maroc. C’est en tout cas ce qui ressort des résultats livrés par deux grandes agences de notation : Standard and Poor’s (SAP) et la compagnie française de commerce extérieur (Coface). Dans son dernier rapport sur les notes de l’environnement des affaires, Coface révèle que la note (A4) du Maroc concernant le risque pays est restée la même. Elle observe aussi une stabilité dans l’environnement des affaires. L’évaluation du risque pays permet de connaitre le niveau de risque moyen présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales. Autant d’éléments qui amènent l’agence française à juger «acceptable» le niveau du Royaume.

Autre agence, autre domaine, mais toujours le même constat : Standard and Poor’s a révélé mercredi 13 juillet, dans une déclaration reprise par le site zawya.com, que la note du Maroc sur les devises étrangères a été maintenue à BBB-. En d’autres termes, le Maroc pourrait à long terme honorer sa dette extérieure auprés de ses créanciers. Le montant de cette dette est actuellement estimé à 22,7 milliards de dollars (plus de 160 milliards de DH).

En outre, l’agence américaine fournit d’autres informations qui augurent des lendemains meilleurs pour l’économie nationale. SAP prévoit une croissance de 5% du PIB en 2011. Une évolution qui résulte des bons résultats enregistrés au niveau de l’agriculture, un secteur qui devrait accroitre sa production de 7%. Aussi, le montant de la dette publique du Royaume ne devrait pas augmenter. Selon Standard and Poor’s, son remboursement sera à hauteur de 30% du PIB au cours des trois prochaines années.

Pas d’effets du printemps arabe

Les résultats des deux agences de notation renforcent la crédibilité et la solidité financière du Maroc. Les révoltes qui font légion dans le monde arabe et les manifestations du Mouvement du 20 février n’ont pas pas eu de graves répercutions sur la situation économique du Royaume. A contrario, l’émirat du Bahreïn qui a vu sa note passer de (A3) à (A4) sous l’effet du printemps arabe. Mieux, le Maroc devance la Grèce (B) dans le classement de Coface sur le risque pays. 

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