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Société Publié

Les mines de Jerada font une nouvelle victime, la population excédée

Sur fond de contestation sociale à Jerada, les mines de la ville viennent de faire une troisième victime en moins de deux mois. Une manifestation est en cours sur les lieux.

Temps de lecture: 2'
Mine de Hassi Belal, où une victime sans vie vient d'être exhumée / Ph. Facebook

Près d’un mois et demi après le décès de deux frères, le 22 décembre 2017, sous les décombres d’un puit de charbon à Jerada, les «cendrillates» ont fait ce jeudi une nouvelle victime, à trois kilomètres du centre de la ville. Pris à l’intérieur d’une mine, deux travailleurs ont été ensevelis après son effondrement.

Contacté par Yabiladi, Houssine Bernate, membre de l’UMT à Jerada, nous confirme que «le premier ouvrier a été grièvement blessé. Il a pu être secouru par ses collègues et la population. Mais le deuxième a été retrouvé sans vie».

Plus tard, les secours ont été dépêchés sur place, où une manifestation s’est déclenchée dès que le corps du défunt a été exhumé. «La population le porte en se dirigant vers le siège de la commune de Jerada pour exprimer sa colère», nous affirme encore le syndicaliste.

De son côté, Mustapha Selouani, membre de la section locale de l’UMT, a déclaré à Yabiladi que «les raisons de l’incident ne sont pas encore claires». Il ajoute que celui-ci a eu lieu plus précisément à Hassi Belal, une zone urbaine de Jerada, connue pour ses nombreux puits de charbon. Le militant nous confie que ce nouvel effondrement «pourrait avoir été causé par les récentes pluies dans la ville, qui auraient affaibli la cohésion du sol dans la région minière».

La fronde ne faiblit pas

Lundi dernier, Mustapha Selouani a déclaré à Yabiladi que «les activistes [de Jerada] allaient se réunir pour évaluer la dernière semaine de mobilisation et mieux réfléchir à une feuille de route plus adéquate, sur laquelle se baseront les actions des manifestants les deux semaines à venir».

Cette décision a été prise par la coordination des syndicats présents dans la ville, après le succès d’une «marche des cercueils» à la mémoire des 43 victimes de l’exploitation minière clandestine, commencée à la fin des années 1990 après la liquidation judiciaire de Charbonnages du Maroc. Une 44ème victime s’ajoute à la liste de ces ouvriers morts pour les «cendrillates».

Pour sa part, le Conseil régional de l’Oriental dit vouloir lancer une campagne de remblayage des mines de charbon dans la province de Jerada. Quatre millions de dirhams seront alloués à cette opération, au moment où les promesses gouvernementales d’emploi dans la région tardent à être concrétisées. Les recrutements dans le secteur public commencent encore timidement.

6 commentaires
moss_26176
Date : le 03 février 2018 à 04h10
C'est sûr qu'on est toujours tenté face à des lois qui ne sont pas faite pour des marocains.... de tant plus que le flic ou l'agent administratif préfèrera toujours un petit billet plutôt que de faire son travail. Il faut de la transparence pour chaque procédure et une durée bien déterminée pour son traitement pour pouvoir se comparer les uns des autres. Exemple dans ma petite ville, le permis de construire c'est environs 10000dh, je me demande comment 'ils arrivent à de tel tarif ... du coup rare sont les gens qui le prennent. Normalement avec le niveau de vie des marocains il ne doit pas dépasser 1000a2000dh surtout dans les régions reculées.
boutfounaste76
Date : le 02 février 2018 à 18h13
La corruption c'est nous mais pas eux !!! Une question quand une personne ce fait arrêté pour Un contrôle routier, n'est il pas tenté à donner à bakchich ??? La même dans l administration pour faire avancer son dossier!!
moss_26176
Date : le 02 février 2018 à 16h03
La misère on sait que le Maroc en regorge. Ce n'est pas pour rien qu'il y a au moins 6millions de MRE. Que faire ? Moi je pense qu'il faut être intraitable avec les corrompus et pour le moment ce n'est pas le cas. le problème c'est que la majorité des responsables actuels ont la corruption dans le sang c'est normal pour eux. La majore partie des riches marocains sont corrompus c'est même grâce à ça qu'ils sont devenus riches. Si on n'arrête pas ce fléau, un jour il sera trop tard, et le pays pourrait sombrer parce-que les miséreux n'auront rien à perdre...
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