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Culture   Publié

Diasporama #25 : Karim Adduchi, designer marocain accroché à ses racines

Karim Adduchi vient d’être nommé parmi les 30 jeunes les plus influents de moins de 30 ans par la magazine Forbes.

Temps de lecture: 3'
Karim Adduchi est un jeune homme prometteur. / Ph. Karim Adduchi

Karim Adduchi est un designer espagnol d’origine marocaine à suivre avec beaucoup d’attention. Il vient d’être nommé parmi les 30 jeunes les plus influents de moins de 30 ans du magazine Forbes, cette semaine. Le jeune homme a fait de la mode une manière pour lui de retrouver ses racines et de promouvoir la culture amazighe dans le monde.

Rencontré lors du «Fez Gathering» dans la capitale spirituelle du royaume il y a quelques semaines, le jeune homme brille par une classe naturelle. Polyglotte, il peut passer de l’espagnol à l’anglais en une fraction de seconde, mais maitrise aussi le catalan, la darija ou le berbère et essaie d’apprendre le français. 

Né à Imzouren, près d’Al Hoceima, dans le Rif, de parents tailleurs, le petit Karim, âgé de 5 ans est arraché à sa terre natale, pour que ces parents puissent trouver «la prospérité ailleurs», comme le  confie à Yabiladi, le designer. Bien plus tard, le jeune homme fait des études dans l’université des beaux-arts à Barcelone, la capitale catalane où il vivait avec sa famille. Mais, épris de curiosité et d’envie de se dépasser, Karim Adduchi veut déployer ses ailes et continuer d’étudier. Direction Amsterdam, au sein d’une des meilleures universités de beaux-arts de la capitale des Pays-Bas, l’académie de Gerrit Rietveld.

«J’ai fait les beaux-arts et lors de ma deuxième année, je suis passé à des études de mode, ce qui n’était pas prévu. J’y ai passé trois ans.»

Nostalgie et racines 

Une fois à Amsterdam, loin de ses proches, Karim Adduchi tient à se retrouver, la nostalgie le tiraille. «Ma passion vient du fait d’avoir quitté le Maroc aussi jeune. Quand j’étais à Barcelone, j’étais avec mes parents tout le temps. Quand j’ai pris de la distance avec eux, j’ai commencé à avoir cette nostalgie sur qui je suis, d’où je viens», se souvient le natif d’Imzouren. Et d’ajouter : «Je suis devenu obsédé par l’esthétique et la poésie marocaine, la vie de tous les jours, les sons et les odeurs. Ça me manquait tellement que c’est devenu une partie de mon monde et là où je puise mon inspiration.»

Depuis son plus jeune âge, le quotidien de Karim Adduchi est entouré de ciseaux et tissus. «J’imagine que c’est dans mon ADN», dit en éclatant de rire l’homme de 30 ans. Et pour cause, ces parents tailleurs parlent des tissus, travaillent devant lui. «C’est la vie de tous les jours, une routine», précise le designer. En quelque sorte, travailler dans la mode est «une façon» de retrouver sa famille, qui représente «une grande partie de [son] identité», ajoute notre interlocuteur. «Ma principale force, c’est que non seulement j’aime ça, mais j’en faisais partie aussi.»

Karim Adduchi a fait beaucoup parler de lui, lors de sa dernière collection consacrée aux réfugiés syriens. «Je devais utiliser la mode d’une manière à ce que ça ne soit pas un show, mais une plate-forme pour connaître les gens, de leur donner l’opportunité de briller. La mode est comme un pont qui rassemble les personnes, c’est une sorte de pouvoir, pour parler à haute voix et avoir de l’impact», déclare l’espagnol d’origine marocaine. «Je suis aussi un immigré, je sais ce que c’est de laisser derrière soi beaucoup de choses, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons». Ainsi sa dernière collection est une ode à ces réfugiés qui ont «quitté leurs maisons, leurs pays», le jeune homme leur a demandé de «montrer ce qu’ils savaient faire en Syrie à Amsterdam», pour qu’ils puissent montrer leur talents, pour les mettre en lumière, leur permettre de rencontrer des gens, de se faire un réseau.

«La mode est une passion qui amène de l’espoir. C’est une aventure pour se rapprocher et parler des épreuves qu’on a eu à faire. Le chemin est semé d’embûches, mais si vous avez un but, un rêve, vous y arriverez.»

La nomination au sein des 30 jeunes les plus influents de moins de 30 ans par Forbes emplit Karim Adduchi de fierté, «ça montre le pouvoir de rêver, de persévérer et partir à la conquête de ses rêves». Le natif d’Imzouren ajoute qu’il n’a que «trois collections derrière [lui]» et qu’il travaille dans le milieu depuis seulement deux ans. «Le meilleur est à venir», lance-t-il plein d’espoir et de rêves.

9 commentaires
AigleRoyalair
Date : le 29 janvier 2018 à 17h51
Je n'ai mème pas pri la peine de lire cet article tellement ça m'a derangè à chaque fois que j'ouvre la page Yabiladi mes yeux flachait ce jeune pèdale avec ses co-travestis TAKHIR ZAMANE HADA wash wallina n'shofou
Citation
"charmeur de serpent" à écrit:
@youssefrashid/@Moha911 C'est quoi qui vous dérange ? Le métier de ce jeune d'origine marocaine ou sa photo avec des travestis ? Si c'est la photo, l'auteur a bien fait de nous la montrer pour qu'on puisse avoir une idée claire sur le métier que ce jeune d'origine marocaine exerce. Si on n'est pas d'accord avec son métier et son travail avec des travestis, c'est l'article qu'il faut demander de supprimer et pas seulement la photo puisque la photo ne fait qu'illustrer l'article qui parle de son métier.
Weenamashi
Date : le 29 janvier 2018 à 16h59
Tiens donc ! Un article à caractère déviant, on commence à saisir le parti pris des administrateurs...
charmeur de serpent
Date : le 29 janvier 2018 à 12h48
@youssefrashid/@Moha911 C'est quoi qui vous dérange ? Le métier de ce jeune d'origine marocaine ou sa photo avec des travestis ? Si c'est la photo, l'auteur a bien fait de nous la montrer pour qu'on puisse avoir une idée claire sur le métier que ce jeune d'origine marocaine exerce. Si on n'est pas d'accord avec son métier et son travail avec des travestis, c'est l'article qu'il faut demander de supprimer et pas seulement la photo puisque la photo ne fait qu'illustrer l'article qui parle de son métier.
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