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Politique Publié

Andalousie : Une petite formation veut intégrer le nord du Maroc dans sa «république»

Le séparatisme en Espagne est certes plus prononcé en Catalogne et au Pays-Basque, mais une petite formation d’extrême gauche promeut «une république de l’Andalousie». Un territoire qui intègre le nord marocain.

Temps de lecture: 2'
Les ambitions des «conquistadors» de l’ANA lorgnent également le nord du Maroc. DR

Le 4 décembre de chaque année, l’Andalousie célèbre sa «journée». La région commémore ainsi la marche des Andalous du 4 décembre 1977 pour réclamer leur autonomie. La protestation s’inscrivait alors dans un contexte marqué par la libération de l’expression des revendications politiques et sociales des Espagnols, après des décennies de dictature franquiste.

Cette année, la commémoration de l’événement se caractérise par la volonté d’un groupuscule d’extrême gauche résolument indépendantiste, l’«Assemblée nationale andalouse», calquée sur l’«Assemblée nationale catalane», d’organiser un référendum d’autodétermination en vue de rompre le cordon ombilical avec Madrid et de proclamer la «République virtuelle d’Andalousie».

Les partisans de l’ANA avaient en effet appuyé, par des manifestations dans les principales villes de la région, l’indépendance de la Catalogne. Seulement, leur nombre était faible en comparaison aux centaines de milliers d’Andalous qui avaient battu le pavé en faveur de l’unité de l’Espagne.

Le nord du Maroc dans la «république» de l’ANA

La «république» rêvée de l’ANA ne se limite pas aux seules frontières de l’Andalousie telles qu’elles sont actuellement établies. Elle entend intégrer l’autonomie de la région de Murcie et occuper des territoires au Portugal, l’Algarve et l’Alentejo. Les ambitions des «conquistadors» de l’ANA lorgnent également le nord du Maroc.

«Souvenons-nous que la péninsule ibérique a fait partie de l’Andalousie durant plusieurs siècles. Un peuple est une culture et la culture n’a pas de frontières», revendiquait en août dernier le président de l’ANA, Pedro Ignacio Altamirano, dans une interview où il expliquait les raisons sur lesquelles il s’appuie pour «légitimer» la carte de sa «république».

«Avec tout ce qui se passe dans le Rif, où nous avons une délégation, les gens cherchent l’indépendance du Maroc pour fédérer avec l’Andalousie. Cela peut sembler fou mais c’est la réalité. Quant au Portugal, nous avons toujours considéré la zone de l’Algarve comme faisant partie de la culture andalouse. Et il en est de même pour Murcie.»

Tout en développant ses idées, le président de l’ANA assure que son groupuscule n’a pas l’intention d’«envahir le Maroc ou le Portugal. Nous lançons seulement un appel au cas où nous parviendrions à l’indépendance de l’Andalousie».

Le séparatisme en Andalousie est embryonnaire. Contrairement à la Catalogne où l’économie est florissante, le sud de l’Espagne vit encore grâce aux aides de Madrid, dont une partie provient justement de Barcelone, et de l’Union européenne.

4 commentaires
imtiyaz
Date : le 09 décembre 2017 à 20h36
. Tu n'es pas marocain lol .
Citation
amazighrifain à écrit:
Ce qui serait le plus crédible c'est la république du rif.
amazighrifain
Date : le 09 décembre 2017 à 10h25
Ce qui serait le plus crédible c'est la république du rif.
charmeur de serpent
Date : le 06 décembre 2017 à 20h30
A ce que je sache, c'était l'Andalousie qui était sous le règne arabo-berbèro-musulman et pas l'inverse. Donc, si ce groupuscule d’extrême gauche est nostalgique à cette époque, il n'a qu'à manifester son allégeance envers le Maroc et son souverain.
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