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Politique Publié

Pro-polisario, le doyen du Congrès américain démissionne sur fond de scandale sexuel

Accusé de harcèlement sexuel au sein du Congrès, l’élu démocrate John Conyers a annoncé mardi qu’il se retirait de la politique. Egalement lobbyiste pro-Polisario, il continue à clamer qu’il ne s’agit pas d’une démission liée à ces «allégations».

Temps de lecture: 2'
Accusé de harcèlement sexuel au sein du Congrès, l’élu démocrate John Conyers a annoncé mardi qu’il se retirait de la politique. DR

«Je prends ma retraite aujourd’hui.» C’est par cette annonce sur une radio locale de Detroit que John Conyers, élu démocrate au Congrès américain, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi son départ de la scène politique. Depuis deux semaines, nombre d’anciennes assistantes parlementaires le pointaient du doigt dans des affaires de harcèlement sexuel.

Du haut de ses 88 ans, John Conyers a été le doyen du Congrès. Siégeant à la Chambre des représentants depuis 1965, l’élu est connu pour être un membre influent du Western Sahara Caucus, qui fait du lobbying pro-Polisario auprès des sénateurs américains. Le Desk rappelle d’ailleurs que M. Conyers a participé, en mars 2016, à des activités consacrées à la situation des droits humains au Sahara, dans le cadre de la commission parlementaire bipartisane Tom Lantos, précédemment appelée Congressional Human Rights Caucus.

Les accusations se succèdent

Par ailleurs, John Conyers est une figure de la lutte pour les droits civiques dans son pays, notamment au sein du parti démocrate. En annonçant son départ, il s’est refusé à employer le terme démission, mais tout porte à croire qu’il s’agit d’un départ forcé. D’ailleurs, ce retrait a été décidé quelques jours après que plusieurs démocrates, dont la cheffe de l’opposition Nancy Pelosi, l’ont appelé à démissionner.

John Conyers fait partie des quatre parlementaires américains qui quittent le Congrès ou le Sénat sur fond d’accusations de harcèlement ou d’agression sexuelle. Avec lui, deux autres démocrates, Ruben Kihuen et Al Franken, ainsi que le républicain Blake Farenthold, prévoient de se retirer du parlement. De son côté, l’élu républicain Joe Barton a annoncé qu’il ne présenterait pas sa candidature pour un nouveau mandat, envisageant ainsi de quitter le Congrès fin 2018.

Cité par Le Monde dans son interview annonçant son retrait politique, John Conyers, lui, a dévié une nouvelle fois les interrogations quant aux liens entre ces accusations et sa démission qui ne dit pas son nom. «Ma carrière ne peut pas être compromise ou réduite à ce qui se passe en ce moment, a-t-il déclaré. Cela passera. Mon influence continuera à travers mes enfants.» John Conyers a été hospitalisé quelques jours avant cette annonce. Son fils, John Conyers III, est d’ores et déjà pressenti pour lui succéder.

3 commentaires
FATEM95
Date : le 06 décembre 2017 à 17h37
Il peut aller rejoindre son copain Ghali à Tindouf. Ils ont les mêmes préoccupations apparemment.
SADOUNEZ
Date : le 06 décembre 2017 à 16h03
bon débarras porter préjudice au maroc se paye d une façon ou une autre
LGD1511
Date : le 06 décembre 2017 à 15h05
Les fouteurs de troubles disparaissent doucement mais sûrement . Ils en restent encore , mais nous les aurons .
Dernière modification le 06/12/2017 17:37
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