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Société Publié

La poétesse amazighe Malika Mezzane condamnée à deux mois de prison

L'activiste et poétesse controversée Malika Mezzane. / DR

Le tribunal de première instance de Rabat a condamné hier la poétesse amazighe Malika Mezzane à deux mois de prison pour avoir incité à «masacrer» les Arabes d’Afrique du Nord, a indiqué à l’agence EFE son avocat, Mohamed Almo.

Ce dernier a expliqué que la militante de 57 ans, arrêtée le 17 septembre dernier, a été poursuivie pour «menaces et discrimination». «Nous ferons appel de ce verdict dans l’espoir de prouver son innocence», a-t-il ajouté.

Début septembre, la militante et poétesse controversée avait mis en ligne une vidéo, toujours disponible sur Internet, dans laquelle elle promouvait le droit des Kurdes irakiens à former un Etat indépendant. Elle déclarait également que si les «Arabes d’Irak», en référence au gouvernement fédéral, s’opposaient à l’indépendance du Kurdistan, les Berbères «expulseront les Arabes d’Afrique du Nord».

Malika Mezzane, incarcérée à la prison de Salé, est connue pour son activisme «fanatique» sur les réseaux sociaux en faveur des revendications culturelles des Berbères, et a toujours été une grande sympathisante de la cause des Kurdes en Irak et en Syrie. Au Maroc, elle a fait l’objet de plusieurs polémiques pour son soutien à Israël et ses attaques contre les Arabes et les musulmans, entre autres, conclut l’agence EFE.

5 commentaires
HomLibre33
Date : le 11 octobre 2017 à 23h00
Cette pauvre femme a surtout besoin de soins psychiatriques
Moha_jeune
Date : le 11 octobre 2017 à 21h28
Pour une fois la justice marocaine a agit de facon juste. Les propos de Madame Mezzan a l'appel au meurtre sont tout simplement inadmissibles et scandaleux. Cette sentence est meritee et aura l'effet de la dissuader dans le futur de peser ses mots Le mouvement berbere est un mouvement pacifique dans l'ADN et ce depuis des siècles. Il est primordial d'ecarter de facon ferme tout excite qui serait tente par la violence. En deux mot La violence ce n'est pas chez les berberes. Ceci dit j'ai toujours admire le courage de Madame Mezzan de vouloir prendre en main son destin, sa vie, son corps de femme en toute liberte dans des sociétés qui ont toujours du mal a sortir de l'hégémonie du male pour des considerations religieuses ou societales. Je comprends bien sa colere dans un monde arabe ravage par les guerres tribales et ethniques, par les dictatures et par le terrorisme. Au nom des privileges claniques les regimes arabes ont choisi la destruction de leur patrimoines et le frein a l'émancipation du citoyen arabe. Le dernier exemple en date est celui des emirats du Golfe qui ont choisi d'acheter la protection de Trump a 400 milliards de $ au lieu des construire des centaines d'universités ou favoriser l'emergence d'industries creatrices de richesses perrenes. Que la sortie malheureuse et condamnable de Madame Mezzan serve de catalyseur pour un travail d'introspection et un examen de conscience de l'être arabe pour établir un diagnostic de la realite et mettre en place une feuille de route pour se projeter sur un avenir meilleur
imtiyaz
Date : le 11 octobre 2017 à 20h59
. Deux mois en prison pour perfectionner son arabe c'est peu .
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