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Droits de l’Homme : A Genève le Maroc salué par l’Egypte, la Chine et l’Afghanistan et décrié par Amnesty et HRW

Les réponses du Maroc aux recommandations du Conseil des droits de l’Homme n’ont pas satisfaits des représentants d’ONG internationales ayant une expérience dans le domaine. En revanche, elles ont été applaudies par des Etats connus pour leurs sombres bilans dans le respect des droits de l’Homme.

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Mustapha Ramid, ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme / Archive - DR
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A Genève, Mustapha Ramid a répondu cet après-midi aux recommandations de l’Examen périodique universel. L’intervention du ministre marocain a été applaudie par des pays ayant un bilan peu reluisant dans le respect des droits de l’Homme, tels l’Afghanistan, la Chine, l’Azerbaïdjan ou encore l’Egypte. Des appuis qui en réalité nuisent au royaume, d’autant que la majorité de ces soutiens figurent sur la liste noire établie par le CDH des Etats qui répriment les militants des droits de l’Homme.

Le représentant de Kaboul «a salué l’invitation permanente adressée par le Maroc aux procédures spéciales, ainsi que la réforme législative et institutionnelle dans les domaines des droits civils et politiques», indique le site du CDH. Son homologue albanais a félicité le royaume «pour avoir accepté un nombre très élevé de recommandations». C’est quasiment le même son de cloche auprès du délégué du Bahreïn qui a couvert d’éloges «la révision de nombreuses lois liées à différents aspects des droits de l’homme et s’est réjoui que le Maroc ait accepté 191 recommandations». Quelques heures auparavant le Maroc a encensé «l’engagement (de Manama) renouvelé pour renforcer l’Etat de droit».  

Réquisitoires d’Amnesty et HRW             

Le débat a permis également, selon le document du CDH, à des ONG de décocher des flèches en direction du Maroc. Amnesty international a pris la tête de ce groupe. L’ONG a notamment «déploré les disparitions forcées de personnes dans la région du Rif et au Sahara occidental» et «regretté le refus des autorités du Maroc de libérer des journalistes détenus pour avoir exprimé leur opinion».

De son côté Human Rights Watch a «regretté que le Maroc ait refusé les recommandations qui lui ont été adressées visant la dépénalisation des relations homosexuelles ; le retrait des réserves marocaines à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; et l’amendement des dispositions du Code pénal qui sont utilisées pour emprisonner des journalistes et d’autres personnes pour leurs discours pourtant non violents».

L’association a tout même reconnu «les progrès réalisés par le Maroc dans la défense des droits des travailleurs domestiques, des victimes de la traite des êtres humains et des personnes handicapées».

Au terme du débat, Mustapha Ramid a promis que les recommandations adéquates seront intégrées dans la loi sur les droits de l’Homme qui entrera en vigueur en 2018.

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