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Société Publié

World Economic Forum : Le Maroc peine à développer et valoriser son capital humain [Rapport]

Après avoir perdu trois places en 2016 par rapport à 2015, le Maroc vient de perdre dix places dans le nouveau classement du World Economic Forum publié ce mercredi. Selon l’institution, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ne développe qu’un peu plus de la moitié de son capital humain. Détails.

Photo d'illustration. / DR

En termes de capital humain, le Maroc a mauvaise mine dans une région qui figure elle-même parmi les mauvais élèves. C’est ce qui ressort de l’indice 2017 sur le capital humain publié ce mercredi par le World Economic Forum (WEF). A l’échelle mondiale, le Maroc continue de reculer. Il occupe désormais la 118e place sur 130 pays avec un score de 49,47 points. Il perd 10 places par rapport à 2016 et 13 par rapport à 2015

Le royaume enregistre de mauvais chiffres dans les quatre indicateurs du rapport. L’indice sur le capital humain étant basé sur quatre sous-indices, à savoir les capacités, le déploiement de ces capacités, leur développement et le savoir-faire. 

Pour le premier sous-indice, le Maroc se classe 106e avec un score de 49,4 points, alors qu’il est 121e en matière de déploiement des capacités de son capital humain. Quant au développement, le Maroc n’enregistre qu’un score de 53,9 points qui le place à peine à la 99e place sur 130 pays. De plus, le royaume est 108e en termes de savoir-faire de son capital humain. 

Selon les auteurs du rapport, le pays nord-africain se place à l'extrémité inférieure des rangs, juste avant la Mauritanie et le Yémen dans le groupe Moyen-Orient et Afrique du Nord, composé de 15 pays dont le Maroc.

«Trois États du Golfe - les Émirats arabes unis (45e), Bahreïn (47e) et le Qatar (55e) - dépassent le reste des pays arabophones de la région en classement et en score. La Turquie (75e) a développé 60% de son capital humain contre l'idéal théorique. L'Arabie saoudite (82e), la plus grande économie de la région, se classe devant l'Egypte (97e), l’Etat le plus peuplé de cette zone, alors que l'Algérie (112e), la Tunisie (115e) et le Maroc (118e) se placent à l'extrémité inférieure du classement, devant la Mauritanie (129e) et le Yémen (130e).»

Le monde néglige 38% de son capital humain

Toujours dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, les rédacteurs du rapport estiment que celle-ci n’a développé que 56% de son capital humain, négligeant ainsi 44% de ses talents. La région reste aussi l'un des groupes présentant le plus grand nombre de disparités, avec des pays dont le classement et le score se comparent à des pays de l’Europe occidentale et d’autres qui restent au même niveau que les pays les moins performants de l’Afrique subsaharienne, poursuit le document.

Le développement du capital humain par région. / Ph. WEFLe développement du capital humain par région. / Ph. WEF

Déterminé à partir d’une batterie de 42 indicateurs, cet indice identifie le positionnement des pays à travers le monde en matière d'optimisation du potentiel économique de la main d'œuvre à long terme. À l'échelle mondiale, le classement est dominé par la Norvège, suivie de la Finlande, la Suisse, les États-Unis et le Danemark (5e). Le bas du classement est occupé par le Mali, l’Ethiopie, le Sénégal, la Mauritanie et le Yémen (130e).

Globalement, le monde n'a développé en moyenne que 62% de son capital humain, négligeant 38% de ses talents. L’étude, qui vise à «préparer le monde à l’avenir», considère que «les efforts visant à réaliser pleinement le potentiel économique des populations - dans les pays à toutes les étapes du développement économique - sont insuffisants en raison du déploiement inefficace des compétences sur l'ensemble du marché du travail, du développement des compétences de l’avenir et de la promotion adéquate de l'apprentissage continu pour ceux qui disposent déjà d’un emploi».

Par conséquent, «ces échecs à traduire l'investissement dans l'éducation pendant les années de formation, en opportunités pour un travail de qualité au cours de la vie active, contribuent à des inégalités de revenus en bloquant les voies vers l'inclusion sociale, l'éducation et le travail».

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