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Société Publié Le 14/09/2017 à 09h00

Un Maroc en mutation, qu'en pensent les MRE ?

L’opération Marhaba 2017 touche à sa fin. L’occasion pour les MRE rencontrés au port Tanger Med de mettre dans la balance les points positifs et négatifs de leur séjour. Un constat s’impose : leur attachement inconditionnel pour leur pays d’origine, d’où cet exercice d’évaluation. Témoignages.

Photo d'illustration. / Ph. DR

A quelques jours de la clôture de l’opération Marhaba 2017, les usagers binationaux du port Tanger Med ne manquent pas l’occasion de saluer certaines évolutions positives constatées pendant leur retour vers leur pays de résidence, notamment sur le volet économique. Leur principale remarque ? L’amélioration des infrastructures.

Cependant, ils déplorent le caractère asymétrique de ces évolutions sur l’ensemble du territoire. Comprendre par là que celles-ci se font à géographie variable ; des régions profitent certes de ces avancées, mais d’autres les attendent désespérément.

«Prenons l’exemple de là où nous nous trouvons actuellement. Ce port, c’est un bijou dont les Marocains peuvent être fiers», estime non sans fierté Adil, résidant à Cordoue et originaire de Safi. «Ma ville, qui enregistre un fort taux de chômage, ne se développe pas. Ils pensent quasiment tous à quitter le pays. Pourtant, Safi ne manque pas de potentiel», explique ce MRE employé dans le secteur de l’artisanat en Espagne. 

Mohamed, un jeune Marocain résidant à Anger, abonde dans le même sens : «Au Maroc, il y a un fort potentiel de développement qui n’est pas encore exploité à mon sens. Je pense particulièrement à ma région : Béni Mellal.» «Lorsque je rends visite à ma famille dans d’autres villes, Casablanca par exemple, la différence est tout simplement frappante», estime-t-il.

La condition des femmes également abordée

Les MRE rencontrés au port tangérois ne se sont pas limités au volet économique. Ils sont allés au-delà des chiffres et des réalisations perceptibles. Nombreuses ont été les Marocaines à aborder la condition des femmes dans leur pays d’origine.

«Il est clair qu’il y a de plus en plus de femmes dans l’espace public. Toutefois, ce n’est pas généralisé à l’ensemble du pays. C’est une évolution qui reste cantonnée aux grandes villes», observe Souad, Tangéroise installée à Bruxelles.

Sihame, 19 ans, étudiante et native de Bruxelles, est frappée par les barrières culturelles qui séparent l’Europe du Maroc, pourtant si proche. «C’est en rentrant au Maroc que je me suis rendue compte des différences qui existent en matière de condition des femmes entre l’Europe et le Maroc. On ne peut pas ne pas les remarquer. Une implication de plus en plus forte des femmes ne peut être que bénéfique pour l’ensemble de la société marocaine», estime cette jeune femme dont les parents sont originaires de Taourirt.

4 commentaires
Blanche colombe
Date : le 17 septembre 2017 à 21h55
L'occasion m'a été donnée de sonder certains MRE à leur retour.Certains sont dégoûtés et jurent de ne plus y retourner.Pourquoi? Ils se plaignent de l'arbitraire et du manque de transparence. Un exemple pour n'en citer qu'un. Pensionné (70 ans) , Il possède un véhicule de presque 10 ans, bien entretenu et très propre.Il souhaite le dédouaner et donc bénéficier de la remise officielle.Le montant renseigné sur le site internet ne correspond pas à ce que les douaniers lui demandent au Maroc.Il proteste mais personne ne veut l'entendre. Il était prêt à payer 3000€ pour les caisses de l'état ,on lui réclame 5000€.Il est revenu avec sa voiture en Belgique. Je lui suggère d'acheter un garage en Espagne pour moins que 5000€ et de se rendre à Malaga en avion (âge) et de rentrer au pays comme touriste. Il récupérera les 5000€ si la santé devait lui faire défaut sinon ce sera pour ses héritiers. Je suggère à la direction des douanes de faire respecter les directives légalement établies avec des critères indiscutables et pas laisser cela à l'appréciation personnelle d'un ou de deux individus fussent-ils gradés.
participant
Date : le 15 septembre 2017 à 00h53
J'ai toujours dis que l' Etat a des lacunes dans sa communication . L'etat ne sait pas communiquer et expliquer les avancées réalisées...et ses objectifs. Pour les femmes et leur conditions imposées par les HOMMES, le sujet evolue tres lentement. car les hommes se debrouillent toujours pour ne pas etre dans la case des accusés.....en se cachant deriere une certaine interpretation des traditions et de la religion..donc ce n'est pas pres d'avancer de ce coté là....a part si on les designe clairement du doigt....
jorf001
Date : le 14 septembre 2017 à 15h33
salam je suis d accord avec toi, c est nous le probleme,faut que les mentalitées changent afin d avancer dans la bonne voie, faut qu on respectent les lois les gens la nature etc....