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Maroc : Intérêt marqué pour l’annulation des présidentielles au Kenya

Au Maroc, les médias officiels ont accordé un intérêt particulier à la décision de la Cour suprême au Kenya annulant les résultats des élections présidentielles. Explications.

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Raila Odinga, candidat à l'élection présidentielle au Kenya / DR
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Le vendredi 1er septembre, la Cour suprême au Kenya a invalidé la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta aux présidentielles du 8 août et ordonné la tenue d’un nouveau scrutin dans les prochains soixante jours.

Un revers à la fois pour le verdict de la «Commission électorale indépendante» et pour la délégation d’observateurs internationaux, conduite par un certain John Kerry, qui ont proclamé la défaite du Raila Odinga.

Du côté du Maroc la décision du tribunal à Nairobi a été bien accueillie. Si aucun communiqué officiel émanant du ministère des Affaires étrangères n’a été rendu public à ce sujet, il y a pourtant des signes qui ne trompent pas.

En témoigne le traitement des médias télé cette annulation d'élections présidentielles. Ainsi Medi1TV, qui nourrit des ambitions africaines, a invité un de ses analystes pour traiter l’information. Le même événement a eu droit à un reportage au JT francophone d’hier soir sur 2M.

Sur la question du Sahara Odinga adhère aux positions du Maroc

L'engouement de ces deux chaînes pour la politique intérieur kenyane ne doit pas surprendre. Une éventuelle victoire de Raila Odinga au prochain rendez-vous avec les urnes sera de toute évidence une bonne nouvelle pour le royaume.

En effet, le leader du Mouvement démocrate orange (créé en mars 2006 par Odinga) est connu pour ses positions en faveur de la marocanité du Sahara. En mars 2015, il avait ainsi pris la tête d’une délégation kényane, composée de politiques et de décideurs économiques, venue prendre part au forum Crans Montana de Dakhla. Une présence marquée par son important discours sur le renforcement des liens entre les pays du Maghreb et ceux de l’Afrique sub-saharienne.

En revanche le président sortant Uhuru Kenyatta a choisi de mettre tous ses œufs dans le panier algérien. Dès la première année de son mandat, il avait tendu les bras au Polisario et son parrain, autorisant en 2014 l'ouverture d'une «ambassade» à Nairobi pour le mouvement séparatiste.

Un alignement qui s’était accentué lors de la course de l’élection du président de la Commission de l’Union africaine. Fortement soutenu par Alger, la ministre des Affaires étrangères, Amina Mohamed, s’était rendue dans les camps de Tindouf et proclamé haut et fort le soutien de son pays aux amis de Brahim Ghali. Heureusement pour le royaume, l’issue de la bataille de la succession de Nkosazana Dlamini-Zuma a tourné, le 31 janvier dernier, en faveur du Tchadien Moussa Faki Mahamat.

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