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Le gouvernement El Othmani cale sur l’opérationnalisation de la stratégie de lutte contre la corruption

La stratégie de lutte contre la corruption peine à démarrer. En mai dernier, Saâdeddine El Othmani s’était engagé devant les députés à adopter les décrets exigés pour son opérationnalisation sous «deux semaines». Hier, les textes rédigés par le ministre de la Fonction publique ont été reportés à une date ultérieure.

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Saâdeddine El Othmani, chef du gouvernement / Ph. MAP
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Annoncé en fanfare par Saâdeddine El Othmani lors de son premier passage à la Chambre des représentants, du 23 mai dernier, la stratégie gouvernementale contre la corruption attend toujours d’être opérationnelle. Le conseil de gouvernement de ce jeudi 31 août a reporté à une date ultérieure l’adoption de deux projets de décrets exigés pour le lancement de ce vaste chantier, rédigés par le ministre de la fonction publique.

«Le premier projet de décret N° 2-17-227 modifiant le décret N° 2-17-264 du 23 juin 2017 portant création de la Commission nationale anticorruption porte sur la fixation du nom de la commission nationale anti-corruption au sein de la commission ministérielle de renforcement de la transparence et de l'intégrité dans les établissements publics», indique l’exécutif dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Le deuxième projet de décret N° 2-17-524 portant création de la Commission nationale de suivi de l'exécution de la stratégie de lutte anticorruption, «vise à créer un mécanisme de gouvernance, de gestion, de suivi et d'exécution des programmes fixés dans le cadre de cette stratégie», ajoute la même source.

La promesse d'El Othmani envolée

Ce report n’est pas sans soulever des interrogations alors que ce gouvernement a fait de la moralisation de la scène politique une priorité et que le roi Mohammed VI a insisté dans son discours du 30 juillet sur la reddition des comptes.

Pour mémoire le 23 mai dernier, Saâdeddine El Othmani avait annoncé devant les députés que les décrets pour l’opérationnalisation de la stratégie contre la corruption et de l’installation de la commission nationale de lutte contre la corruption seront approuvés par l’exécutif "d’ici deux semaines". Trois mois plus tard rien n’a été entrepris par le gouvernement.

C’est le 30 décembre 2015 que la commission chargée de superviser la stratégie nationale de lutte contre la corruption avait adopté, lors d'une réunion présidée par Abdelilah Benkirane, la version finale du plan étalé sur dix ans pour un coût de 1,8 milliard de dirhams.

Un ambitieux programme qui s’est fixé comme objectif principal d’améliorer le ranking du Maroc dans le classement établi chaque année par Transparency International, avec l'objectif de passer de la 90e position actuellement à la 60e place à terme.

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