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Terrorisme et renseignements : Le Maroc courtisé par Madrid au détriment de Barcelone

Les Espagnols ont presque passés sous silence les entretiens entre Abdellatif Hammouchi et trois hauts gradés des services de sécurité. Pourtant la veille des sources à la Guardia Civil saluaient l’engagement de la DGST à échanger les informations avec Madrid et non Barcelone.

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Alors que Abdelouafi Laftite s’entretenait avec Juan Ignacio Zoido, Abdellatif Hammouchi, accompagné d’Abdelhak El Khiam (patron du BCIJ), prenait langue avec trois hauts cadres de la sécurité en Espagne.

Une réunion médiatisée par la partie marocaine et presque passée sous silence de l’autre côté de la Méditerranée. Les rares médias espagnols à avoir rapporté la nouvelle, à l'instar de Cadena SER, n'y ont pas pour autant accordé une attention particulière.

Mieux encore, le site de la Guardia Civil et son compte Twitter, n’en ont fait aucune mention alors qu'un de leurs gradés était aux premières loges. Et il en est de même pour le portail du département de l’Intérieur qui a pourtant réservé un long compte rendu des entretiens entre Laftite et Zoido avec les déclarations des deux responsables à la presse. 

Saluer la DGST et tacler les Belges                   

La réunion de Hammouchi et El Khiam avec José Louis Olivera, directeur du Centre d'information sur le terrorisme et le crime organisé, le général Pablo Salas, chef du Service des renseignements de la Guardia Civil, et Enrique Baron, commissaire général pour l'information du corps national de la police, tombe à point nommé pour la partie espagnole.

La veille du déplacement de l’importante délégation en uniforme à Rabat, le site ECD couvrait d’éloges l’action des renseignements marocains, saluant particulièrement la qualité de l’échange des informations portant sur les mouvements de membres de cellules jihadistes dormantes en Espagne.

Des sources à la Guardia Civil ont révélé à la publication en ligne que contrairement aux Belges, Madrid est le seul interlocuteur espagnol de la Direction générale de la sécurité du territoire à l’heure de traiter sécurité et lutte antiterrorisme.

Les sécuritaires espagnols redoutent en effet que des services de renseignements de pays européens mais également du Maroc ne leur tournent le dos et négocient directement avec la police et les renseignements catalans.

Pour rappel, le gouvernement autonome de Catalogne prévoit d’organiser, le 1er octobre prochain, un referendum d’indépendance.

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