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L’élection de Nizar Baraka à la tête de l’Istiqlal pourrait signer un retour du parti au gouvernement

Le gouvernement El Othmani a à peine quatre mois. Une courte expérience de l’exercice du pouvoir qui n’écarte pas la perspective d’un remaniement ministériel. L’élection de Nizar Baraka à la tête de la Balance, début octobre, pourrait s'accompagner d'un cadeau aux Istiqlaliens.

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L’élection de Nizar Baraka à la tête de l’Istiqlal s'accompagnerait-elle d'un remaniement ministériel ?
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A quelques jours de l’ouverture de la rentrée parlementaire, l’Istiqlal aura un nouveau secrétaire général. Sauf coup de théâtre, le clan El Fassi reprendra les commandes du parti après cinq années passées au purgatoire, en la personne de Nizar Baraka, qui n’est autre que le gendre de Abbas El Fassi.

Les préparatifs de cette élection, prévue du 29 septembre au 1er octobre, ont commencé depuis plusieurs mois. L’obstacle de l’article 54 du règlement interne, qui empêchait l'élection du président du Conseil économique, social et environnemental, a été modifié avec succès lors d’une session extraordinaire du conseil national du parti du 30 avril.

Réintégrer le gouvernement en guise de cadeau

Un amendement suivi d'une série de défections dans les rangs des pro-Chabat. Autant d'indicateurs annonciateurs de la fin de l’ère Chabat et de l’avènement de Nizar Baraka. Mais voilà, l’ancien ministre des Finances manque de charisme pour séduire les militants.

Ayant grandement besoin d’un coup de pouce, les tenants de la politique au Maroc pourraient saluer son élection par une faveur : permettre aux Istiqlaliens de réintégrer le gouvernement après quatre années passées dans les rangs de l’opposition. Pour mémoire, c'est sous l’impulsion de Hamid Chabat et la bénédiction des ténors de la Balance que le Parti de l'Istiqlal s’était retiré du gouvernement Benkirane I au printemps 2013, mettant ainsi un terme à des mois de joutes verbales entre les deux parties.

L’idée d’un remaniement ministériel servirait également un autre objectif : «Ce serait une manière 'soft' de l’opérationnalisation du principe de reddition des comptes annoncée par le roi Mohammed VI dans son discours du 30 juillet à l’occasion de la commémoration du 17e anniversaire de la fête du Trône», nous confie une source. Et de préciser que «la page de la reddition des comptes n’est pas encore définitivement tournée». Cela reviendrait donc à faire d’une pierre deux coups.

Mais offrir une place à l’Istiqlal au sein de la majorité devrait faire grincer des dents dans les rangs du PAM. En prévision d'une telle issue, les PAMistes plaident pour la formation d’un gouvernement d’union nationale à même de faire face aux conséquences du Hirak. Ils pensent que la démission d’Ilyas El Omari pourrait les rapprocher davantage du tour de table du cabinet El Othmani.

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