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Culture   Publié Le 13/08/2017 à 10h00

Nomad #37 : A Fès, la tannerie Chouara attire les touristes du monde entier

Des touristes du monde entier viennent découvrir les tanneries de Fès. La plus grande d’entre elles, celle de Chouara, attise la curiosité des visiteurs qui plongent dans le passé à travers cet art ancestral qui perdure depuis des siècles au Maroc.

A Fès, la tannerie Chouara attire les touristes du monde entier. / Ph. Fes City

900 ans que la tannerie de Chouara tanne le cuir de ses tanneurs. C’est que ces derniers travaillent d’arrache-pied pour produire 2 911 à 5 132 peaux de cuir traitées. Niché dans le quartier Blida, en face de la zaouïa Sidi Hammoumi et Derb El-Mitta, le lieu aimante quasiment tous les touristes de la capitale spirituelle du Maroc. Il fait d’ailleurs partie des trois tanneries restantes dans la médina.

Les visiteurs font une halte dans les terrasses avoisinant la tannerie pour y observer les nombreuses cuves où les peaux sont transformées en cuir, selon un rite ancestral. Sur une superficie 7 200 m2, dont 4 000 m2 couverts, se trouvent 193 ateliers où s’affairent plus de 419 artisans.

Après avoir dévalé un dédale de ruelles dans la vieille ville, il faut s’aventurer au cœur de Fès pour découvrir cette merveille qui chamboule les sens. Il suffit de suivre son odorat puisque les vapeurs des cuves dégagent une odeur forte qui, il faut bien le dire, peut devenir rapidement insoutenable. Pour y remédier, les commerçants, généreux, offrent aux touristes de la menthe fraîche pour atténuer l’odeur.

Une multitude de couleurs dans les cuves de la tannerie traditionnelle. / Ph. DRUne multitude de couleurs dans les cuves de la tannerie traditionnelle. / Ph. DR

Un spot incontournable pour prendre des photos

Tous les jours, vendredi excepté, les visiteurs peuvent contempler les lieux sur les terrasses supérieures qui surplombent la Chouara. Ils peuvent observer «le travail des hommes, la plupart du temps debout jambes nues dans les énormes cuves en train de teindre, nettoyer, rincer des peaux de mouton, de chèvre, de vache ou de dromadaire», décrit Le Monde. Le lieu est parfait pour prendre des photos avec, en arrière-plan, une multitude de couleurs naturelles qui remplissent les cuves.

La spécificité de cet endroit tient à cet art qui perdure, où les matériaux utilisés au XIIe siècle sont encore travaillés de nos jours. Des peaux de chèvre, de mouton, de vache ou de chameau sont tannées avec des techniques d’antan. Un procédé qui peut durer une quarantaine de jours parfois, échelonnant diverses étapes. «Le tannage est une activité ancestrale. Il permet de transformer la peau des animaux, matière vivante, en cuir incorruptible et souple», selon L’Economiste.

La tannerie Chouara vue d'en haut. / Ph. DR La tannerie Chouara vue d'en haut. / Ph. DR

Les peaux sont plongées pendant plusieurs jours dans des bassins remplis de chaux, de fiente de pigeon et d’ammoniac, explique 20 minutes. Ensuite, pour teindre les peaux, les cuves sont remplies de palettes de couleurs naturelles. Enfin, les peaux sont rincées, séchées au soleil pendant trois jours. Une fois le procédé de tannage terminé, les cuirs sont remis aux artisans qui les transforment en vêtements, sacs, babouches ou portefeuilles. Et font le plus grand bonheur des touristes.

Emplacement de la tannerie Chouara

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