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Après la fermeture des frontières avec l’Algérie, les orpailleurs mauritaniens mettent le cap sur le Sahara

Après que l’armée mauritanienne a fait de la frontière avec l’Algérie une zone militaire interdite aux civils, les chercheurs d’or de ce pays ont mis le cap sur le Sahara. Les FAR tentent de les dissuader d’entrer dans des zones truffées de mines.

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Un chercheur d'or dans l'état du Nil, au Soudan. / Ph. Mohamed Nureldin Abdallah - Reuters
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La ruée vers l’or au Sahara séduit les Mauritaniens. De nombreux orpailleurs originaires de ce pays bravent les dangers à la recherche du précieux minerai, indique un média à Nouakchott. Alertée par ces «incursions», qui se sont multipliées ces dernières semaines, l’armée marocaine déployée au Sahara doit veiller à les empêcher d’accéder à des zones militaires interdites aux civils.

Rappelons que les frontières avec le voisin du sud sont truffées de mines datant des années de guerre avec le Polisario. Mais la soif du métal précieux rend le danger moins prégnant aux yeux de ses orpailleurs en herbe. Preuve en est l'afflux des jeunes mauritaniens dans la région frontalière, rapporte la même source, malgré les avertissements des éléments des Forces armées royales. Du matériel chinois bon marché aide en effet les prospecteurs à tenter l'aventure.

L’armée marocaine procédera-t-elle à des arrestations ?

Les orpailleurs mauritaniens ont mis le cap sur le Sahara afin de suppléer la fermeture, décrétée en juillet dernier par l’armée de Nouakchott, de ses frontières avec l’Algérie. Une décision prise en vue de mettre un terme aux fouilles des chercheurs d’or. Des opérations qui ne reconnaissent pas les souverainetés territoriales, ce qui n’est pas sans créer des tensions diplomatiques.

En témoigne l’arrestation, en mai par des soldats algériens, de 31 Mauritaniens chercheurs d’or, accusés d’être entrés sans visa dans le pays maghrébin. Outre leur détention, les militaires ont saisi les biens du groupe, notamment des téléphones portables, un PC, un révolver et quelques kilogrammes d’or, précisait un média mauritanien proche du pouvoir.

Face à la pression des familles des détenus, avec à la clé un sit-in devant le palais présidentiel, le ministre de l’Intérieur Ahmadou Ould Abdellah a entamé des négociations avec les autorités algériennes. Elles se sont d’ailleurs conclues sur la libération, le 19 juin, de tous les orpailleurs.

Reste à savoir si l’armée marocaine procédera elle aussi à des arrestations de jeunes mauritaniens chercheurs d’or dans les territoires contrôlés par les FAR ?

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