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Fès : Les jeunes du PJD font le «procès» du bilan de Ramid à la tête du ministère des Droits de l’Homme

Le passage de Mustapha Ramid au 13e forum de la Jeunesse du PJD s’est transformé en un procès de son bilan à la tête du ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme.

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Lors du 13e forum de la Jeunesse du PJD, les jeunes ont fait le «procès» du bilan de Mustapha Ramid à la tête du ministère des droits de l’homme. / DR
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Mustapha Ramid a été, ce mercredi à Fès, la vedette -à son corps défendant- des travaux du 13e forum de la Jeunesse du PJD qui se poursuit jusqu’au 13 août. Il ne s’attendait pas à être la cible de critiques acerbes de la part d’une assistance qui en veut toujours au ministre d’Etat chargé des droits de l'Homme d’avoir contribué à jeter en prison, plusieurs mois durant, cinq membres de la Lampe pour «apologie du terrorisme».

Une incarcération qui aurait dû se prolonger jusqu’au terme de leur condamnation à un an d’emprisonnement, si ce n’était la grâce royale à l’occasion de la fête du Trône.

Entre les deux parties, l’échange a été très virulent. Des jeunes islamistes ont qualifié l’Etat marocain de «Makhzen», indique Alyaoum 24. Ce terme appartient habituellement à la rhétorique d’Al Adl wal Ihsane et de quelques formations d’extrême gauche, mais très rarement chez les islamistes du PJD.

Mustapha Ramid en colère           

Les intervenants ont également pointé la «responsabilité du gouvernement» dans la mort d’Imad El Attabi, un activiste du Hirak décédé mardi à l’hôpital militaire de Rabat. Face à ce déluge d’attaques, Mustapha Ramid a opté pour la chaise vide. Il a mis un terme au débat et quitté la salle. Il n’a finalement repris sa place qu’à l’issue d’une médiation de Khalid Boukeriî, le secrétaire général de la Jeunesse du PJD.

L’accueil des jeunes de la Lampe réservé au ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme est sans précédent. Son passage lors du 13e forum de la jeunesse du parti s’est mué en un procès de son bilan à la tête de ce département.

Durant ses quatre mois d’exercice, Mustapha Ramid a en effet plus brillé par l’expression de ses sentiments que par ses actions. En témoigne ses commentaires sur l’état de santé de Salima Ziani avant sa libération, et sur le décès d’Imad El Attabi. Si le ministre a fait étalage de son «chagrin», sa «tristesse» et sa «souffrance», il n’a nullement dénoncé les interventions musclées des forces de l’ordre et l’approche sécuritaire menée dans le Rif.

Pour rappel, Mustapha Ramid avait botté en touche pendant des semaines les questions des journalistes sur sa position à l’égard du Hirak.

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