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Environnement Publié Le 27/07/2017 à 19h00

Réchauffement climatique : Agadir accueillera le Sommet Climate Chance en septembre

Cet évènement interviendra deux mois avant la COP23 pour donner la parole aux acteurs non-étatiques en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Agadir accueillera le Sommet Climate Chance du 11 au 13 septembre 2017. / DR

«Ce sont certes les gouvernements qui passent des accords, mais ce sont les agents non-étatiques qui font le travail sur le terrain», taquinerait presque Ronan Dantec, sénateur EELV de la Loire-Atlantique, alors qu’à ses côtés se côtoient Salaheddine Mezouar, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel président de la COP22, et Hakima El Haite, ex-ministre chargée de l’environnement et actuelle «championne de haut niveau pour le climat».

Il faut dire que le sénateur, président de l’association Climate Chance, se fait le porte-parole de la 2e édition de cet évènement éponyme, attendu à Agadir du 11 au 13 septembre. «Ce rendez-vous est entièrement consacré aux acteurs non-étatiques engagés dans la lutte contre le dérèglement climatique», a-t-il annoncé jeudi 27 juillet lors d’une conférence de presse à Casablanca.

«C’est la première fois qu’un évènement qui leur est réservé se tient en Afrique, au Maroc en l’occurrence», se réjouit Brahim Hafidi, président du Conseil régional de Souss-Massa, région coorganisatrice du Sommet Climate Chance. Sur son site, ce dernier est présenté comme «le plus grand temps fort collectif de l’ensemble des acteurs non-étatiques avant la COP23», prévue du 6 au 17 novembre prochain à Bonn, en Allemagne, sous la houlette des Îles Fidji.

Pêle-mêle, les acteurs non-étatiques englobent les collectivités territoriales, les entreprises, les associations, les syndicats, les fédérations professionnelles, les organisations non gouvernementales, les organismes scientifiques, les bailleurs et les citoyens engagés pour le climat.

Le financement, maillon crucial

Au programme, cinq plénières thématiques sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris du point de vue des acteurs non-étatiques, leur accès au financement climat et les villes africaines face au défi climatique, entre autres. Des dialogues dits «de haut niveau» sont également prévus parallèlement à 80 ateliers, notamment sur la transition énergétique et les emplois, l’agriculture, les océans et le littoral, la francophonie et le climat et l’eau et le changement climatique. Au total, 3 000 personnes sont attendues : «1 000 participants marocains, 1 000 de la région Souss-Massa et 1 000 étrangers, principalement Africains», évalue Brahim Hafidi.

«La question du financement est une étape particulièrement importante, surtout au regard du contexte international», reprend Ronan Dantec, en référence au retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris annoncé par Donald Trump le 1er juin, laissant pantois les 194 pays signataires de ce texte historique.

«Les Etats doivent établir entre eux une cohérence. Avec ce retrait, nous avons non seulement perdu un réservoir financier («les Etats-Unis contribuaient à hauteur de 30% au Fonds vert pour le climat»), mais aussi un réservoir de technologies de pointe», abonde Hakima El Haite, soulignant toutefois «l’émergence d’un nouveau leadership mondial à travers la France, la Chine et, plus généralement, l’Union européenne». Pour rappel, le Fonds vert pour le climat (FVC) avait été créé en 2009 pour effectuer un transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables. «L’Afrique est la première victime de ce retrait», a déploré l’ancienne ministre, espérant toutefois qu’un pays du continent - le Maroc pour ne pas le citer - «devienne lui aussi un leader» dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Un enjeu de taille que les médias «ont réussi à vulgariser et à rendre moins abstraits», a estimé pour sa part Salaheddine Mezouar. «Le succès du Sommet Climate Chance se jouera aussi à travers les canaux médiatiques qui sensibiliseront l’opinion publique», a-t-il ajouté. Et elle en a grand besoin : à l’heure actuelle, 52 villes africaines croulent sous plus d’un million d’habitants.

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