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Politique Publié

Russie : Nasser Bourita fait le point sur les dossiers chauds de la diplomatie marocaine

Après son entretien accordé à Russia Today, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita s’est aussi confié à l’agence de presse russe Sputnik News. Il a évoqué plusieurs sujets, dont la crise des pays du Golfe et le dernier sommet de l’Union africaine. Détails.

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. / Ph. DR

En déplacement en Russie depuis vendredi dernier, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita multiplie les sorties médiatiques et les interviews accordées aux médias russes. Après l’interview télévisée accordée à la version arabophone de la chaîne Russia Today, la version arabophone de l’agence de presse russe Sputnik News vient de publier ce lundi un long entretien du chargé de la diplomatie marocaine. Une entrevue où Nasser Bourita évoque notamment le différend du Sahara occidental, le plan d’autonomie, le retour du Maroc à l’Union africaine mais également la crise des pays du Golfe.

Sahara occidental : L’UA soutient les efforts des Nations unies

Sur le premier sujet, il déclare que le dernier sommet organisé début juillet à Addis-Abeba de l’Union africaine a pris «une décision claire», en apportant son soutien aux Nations Unies. «Le président de la Commission et le président de l'Union africaine ont appelé à soutenir le secrétaire général des Nations unies dans le cadre de ses efforts pour résoudre ce problème. Ce n’est donc pas la position du Maroc mais celle de l'Afrique», dit-il. 

«Quand le Maroc était absent de machines de l’Union africaine, il y avait une exploitation de cette absence et une manipulation des décisions de l'Union, en donnant l'impression que l'Afrique a une position différente de celle des Nations unies. Parmi les conclusions de ce sommet, le fait que l'Algérie et le Polisario ne pourront plus, comme avant, soumettre une proposition pour la faire passer en tant que position de l'Union africaine.»

Quand au Plan marocain d’autonomie, le chef de la diplomatie marocaine a rappelé que le Maroc a mis sur la table une proposition d'autonomie que le Conseil de sécurité qualifie de «sérieuse et crédible». «L’autre partie n'a pas bougé et a choisi l'impasse comme stratégie», enchaîne-t-il avant de rappeler que le Maroc, qui œuvre dans le cadre de cette solution consensuelle, «œuvre aussi pour le développement de ses provinces». L’occasion pour lui de citer le plan pour le développement doté d’environ 8 milliards de dollars. «Nous avons vu que 36 pays ne reconnaissent pas cette entité (Le Front Polisario, ndlr), c’est-à-dire les deux tiers. Quand ils disent que nous avons un problème avec le Polisario à l’Union africaine, nous disons que le problème du Polisario est avec les deux tiers des membres de l’Union qui ne le reconnaissent pas», poursuit le ministre.

Crise des pays du Golfe : «Le Maroc ne peut pas être un spectateur»

Nasser Bourita évoque ensuite une autre question épineuse de la diplomatie marocaine : la crise des pays du Golfe. «Le Maroc est soumis à aucune pression et ne marche pas sous la pression», lance-t-il, avant de rappeler que le royaume à travers le roi Mohammed VI dispose de liens forts, stratégiques et personnels avec les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Tout en rappelant les positions du Maroc quant à plusieurs dossiers impliquant les pays du Golfe, il indique que «la position du Maroc était différente de la position de tous les pays, car malgré le fait qu’il soit loin géographiquement, il est très proche sur le plan humain, sentimental et économique avec ces pays».

«[La position du Maroc quant à la crise] est peut être neutre mais le Maroc ne peut pas être un spectateur. Il y a donc eu une mobilisation dans le cadre d’une médiation pour parvenir à rapprocher les points de vue. Ce qu’espère le Maroc, c’est de garder cette maison (le CCG, ndlr) comme un modèle d'action arabe commune, et surmonter toutes les différends.»

Nasser Bourita ajoute aussi que le royaume espère qu’il y ait un «dialogue fondé sur la non-ingérence dans les affaires intérieures et une lutte contre l'extrémisme religieux». «Tout cela sera dans l’intérêt de la région et du monde arabe», conclut-il.

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