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Grand Angle  

Hirak : Retour au calme avec le retrait partiel des forces de l'ordre

Une pause de 48 heures conditionnée par l’arrêt des arrestations et de la répression ainsi qu’un «retrait partiel des forces de l’ordre de la ville». A Al Hoceima, la tension semble avoir baissé d'un cran depuis ce week-end. Une initiative de quelques militants du Hirak qui insistent aussi sur la nécessité de libérer les détenus.

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La place Mohammed VI, alias Place des Martyrs au cœur d'Al Hoceima. / Ph. DR
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Le mouvement de contestation qui secoue la province d’Al Hoceima se dirige-t-il vers une issue, presque huit mois après le décès de Mohcine Fikri ? Tout porte à croire que la tension a baissé d’un cran à Al Hoceima suite à un «retrait partiel des forces de l’ordre» annoncé par les militants du Hirak - du moins de la place Mohammed VI, au centre de la capitale rifaine.

Des sources locales, à l’instar du militant El Mortada Iamrachen, ont assuré que les forces anti-émeutes se sont retirées vers la caserne située à la sortie de la ville. Un signe positif en réponse à l’appel lancé il y a quelques jours par les activistes du Hirak, affirme le salafiste poursuivi en état de liberté provisoire pour «apologie du terrorisme». Il appelle aussi les Rifains à faire «preuve de sagesse et de patience» en attendant.

«Levée de la militarisation de la place des Martyrs, après les appels au calme afin d'ouvrir la voie à une solution globale répondant à la logique du gagnant-gagnant. J'espère que tous les jeunes de la ville veilleront à la réussite de cette initiative, qui ne prendra fin qu’avec la libération de tous les détenus et la mise en œuvre du dossier revendicatif.»

Une pause de 48 heures renouvelables

Sur les réseaux sociaux, d’autres militants appellent à consolider cet apaisement après les affrontements et les arrestations survenus lundi 26 juin, coïncidant avec le jour d’Aïd El Fitr. Ils rappellent aussi que cette réduction du nombre des éléments des forces de l’ordre doit être accompagnée d’autres mesures, citant d’abord la libération des détenus et la mise en œuvre des revendications sociales et économiques de la population. L’initiative des activistes du Hirak, qui dure depuis le 1er juillet,  prolongée de 48 heures additionnelles, est toutefois conditionnée par l’arrêt des arrestations et des répressions en contrepartie de l’assurance de ne pas investir les rues.

Pour rappel, la journée de dimanche a été marquée par des scènes de face-à-face entre les manifestants du Hirak et les forces de l’ordre sur les plages d’Al Hoceima. Des dizaines de gendarmes se sont déployés sur les plages de «Sfiha» et «Souani» pour disperser une marche réclamant la «libération des détenus» et la «démilitarisation» de la zone. Aucun cas d’affrontement ou d’arrestation n’a été signalé jusqu’à maintenant.

De plus, El Mortada Iamrachen a partagé vendredi dernier sur sa page Facebook une proposition de mesures à prendre pour «affirmer la bonne volonté» des manifestants et «couper l’herbe sous le pieds du Makhzen» en tentant de parvenir à une solution. Une proposition qui appelle à une «pause de 48 heures à partir du 1er juillet, prolongée de 48 heures additionnelles si le Makhzen réagit positivement à cette initiative». Cet appel insiste surtout sur la libération des détenus ; à leur tête Nasser Zefzafi.

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