En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une meilleure utilisation de nos services. En savoir plus.X

Politique Publié

En tournée au Maghreb, le chef de la diplomatie iranienne évite le Maroc

Malgré la reprise des relations diplomatiques et l’échange d’ambassadeurs, les liens entre le Maroc et l’Iran sont restés tendus et fragiles. En témoigne l’absence d’une escale marocaine lors de la tournée maghrébine du ministre iranien des Affaires étrangères.

Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. / The Great Middle East

Le chef de la diplomatie iranienne effectue une tournée de deux jours au Maghreb. Javad Zarif s’est rendu ce dimanche en Algérie où il s’est entretenu avec son homologue, Abdelkader Messahel.

La Tunisie et la Mauritanie sont ses prochaines escales, indique un média officiel iranien arabophone, qui cite des déclarations du porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Une visite qui intervient dans un contexte marqué par la crise qui secoue les monarchies du Golfe. Une opportunité pour les responsables à Téhéran qui souhaitent en tirer profit et asseoir leur influence dans la région, où ils comptent déjà une forte communauté chiite, notamment en Algérie et dans une moindre mesure en Mauritanie.

Pas d’escale marocaine

Le Maroc ne figure pas sur l’agenda du diplomate iranien. Malgré la reprise des relations et l’échange d’ambassadeurs, les liens entre Rabat et Téhéran n’ont pas connu d’évolution. Ainsi, à l’exception de messages de circonstances à l’occasion de fêtes nationales ou religieuses, les contacts entre les deux capitales sont rarissimes. 

Il faut remonter à février 2014 pour tomber sur une conversation téléphonique officielle entre Javad Zarif et Salaheddine Mezouar. Celle-ci s’est produite dans le sillage d'une réunion, à Tunis, entre le prince Moulay Rachid et le président du Parlement iranien, Ali Larijani. Depuis, il n’y a rien à signaler de positif.

A titre d’exemple, le royaume a continué d’apporter un ferme soutien à la tutelle administrative de l’Arabie saoudite sur le Hajj. Une position en total désaccord avec les déclarations d’Ali Khamenei à l'encontre de la famille royale saoudienne, qu’il qualifie de «maudite et maléfique». Selon lui, elle ne mérite pas de «gérer les lieux saints» de l'islam. Rabat a exprimé la même solidarité avec Bahreïn, qui fait face à une fronde émanant de sa communauté chiite.

Par ailleurs, le dernier communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères sur la crise au Conseil de Coopération du Golfe mettant en garde les monarchies du Golfe contre la menace iranienne, a dû peser lors de l'élaboration de l’itinéraire de la tournée maghrébine de Javad Zarif.

13 commentaires
aanabil
Date : le 19 juin 2017 à 18h36
Il va venir la prochaine fois. Tous les commentaires sont intéressants. Effectivement, nous n'avons pas le dossier complet pour juger cette affaire ni aucune autre d'ailleurs. Cela ne nous empêche pas de continuer la réflexion.
Apero
Date : le 19 juin 2017 à 11h44
Les bédouins, c'est tout sauf le progrès et le développement. L Iran, malgré un terrible blocus suscite crainte et respect. A moyen terme, il faut se débarrasser de la tutelle de l Arabie yahoudite pour s emanciper. Je trouve qu en envoyant de l aide au Qatar, le Roi M6 a joué la bonne carte. Notre alliance a un prix, montons les enchères !
FATEM95
Date : le 19 juin 2017 à 09h42
Je pense que la politique fonctionne par d'autres critères que ceux de la valeur intrinsèque d'un peuple, ceux de la morale, voie même ceux de l'Histoire commune. En premier lieu jouent les intérêts à court et moyen terme. Les grandes (et les petites) puissances de tous temps l'ont fait. Remontez le cours de l'Histoire. Le Maroc comme l'Iran font pareil. Il ne s'agit pas de dire que les Perses sont un grand peuple ou pas. C'est l'Histoire qui les juge et pas nous. C'est au Maroc de choisir où sont ses alliés du moment. C'est ça la politique. Aujourd'hui ses alliés sont dans le Golfe et dans l'occident, il n'y a pas l'ombre d'un doute. Donc exit la culpabilité, et défendons notre PAYS. L'Iran est un grand pays, nous aussi. Il a choisi son chemin, nous aussi. Ces deux chemins ne se croisent pas. TANT PIS. Un autre jour ils se croiseront peut-être qui sait...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com