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Maroc : Le trafic des travailleuses domestiques, un réseau bien huilé

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Image d'illustration. / Ph. DR
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«Elles viennent scruter et choisir leur nouvelle femme de ménage selon des critères de compétences, d’âge, et même physiques.» C’est ainsi que Le Monde décrit les maîtresses de maison à la recherche de domestiques au Maroc.

Un trafic «lucratif» qui a ses propres règles. En effet, tout débute «dans un petit parc du quartier Aïn Chock, dans le sud de Casablanca», où des femmes espèrent tous les matins être recrutées. Sous l’œil avisé des fameux samsars, l’échange est opéré en présence des deux femmes ; la maîtresse de maison et la femme de ménage.

Des samsars souvent mal intentionnés, qui font de ce «travail» un réseau bien huilé, poursuit le journal. Pour ce service, ces derniers toucheraient 500 dirhams par femme placée dans une famille, allant même parfois jusqu’à «exploiter illégalement des ‘petites bonnes’». Un commerce juteux pour ces intermédiaires qui peuvent gagner jusqu’à 20 000 dirhams par mois, d’après Le Monde.

Malgré la loi entrée en vigueur en 2016, qui avait pour but d’encadrer l’activité de ces femmes autrefois exclues du code du travail, bon nombre d’entres elles restent entre les mains de samsars qui les vendent à leur guise.

Aujourd’hui, la loi impose un contrat de travail permettant à la salariée de bénéficier d’une protection sociale et de s’assurer un salaire décent, soit 60% du salaire minimum marocain (2 570 dirhams par mois). Enfin, cette loi amène l’âge minimum de travail à 18 ans «avec toutefois une période de transition de cinq ans pendant laquelle les filles de 16 et 18 ans peuvent travailler», rappelle le journal.

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