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Politique Publié Le 21/04/2017 à 15h30

Rif : L’Etat ne fait plus confiance au PAM pour calmer les tensions

Les actions du PAM à Al Hoceima sont en chute libre. L’Etat a opéré un changement dans sa politique. Au grand dam des élus du Tracteur, il fait confiance au wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima pour calmer la contestation qui agite le Rif.

Des manifestants à Al Hoceima au Maroc, le 30 octobre 2016. / Ph. Fadel Senna, AFP

A Al Hoceima, les élus du PAM ne regardent plus d’un bon œil les actions entreprises par le wali de la région, Mohamed El Yaâkoubi. «Ses réunions directes et sans protocole avec les habitants et les succès qu’il enregistre font grincer des dents dans les rangs des cadres locaux du Tracteur», nous confie une source à Al Hoceima.

Et d’ajouter que «cet agacement n’est plus sous-jacent comme il l’était il y a deux ou trois semaines auparavant, mais qu’il se manifeste désormais par des commentaires postés sur les réseaux sociaux critiquant ce qu’ils qualifient de ‘marginalisation des élus’ par le wali».

En témoigne la réaction froide du secrétaire régional du Tracteur, Abdellatif El Ghalbrouzi sur la campagne de communication menée par le premier représentant du ministère de l’Intérieur dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Cette réaction s’inscrit dans le prolongement de la «complainte» d’Ilyas El Omari sur l’«hypocrisie» et les «trahisons de Rabat».

Les élus du PAM écartés de la gestion d’«Al Hoceima, ville phare de la Méditerranée»

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les élus du PAM qui occupent la majorité des conseils communaux sont écartés de la gestion du mégaprojet d’«Al Hoceima, ville phare de la Méditerranée». Un programme de développement de la ville de 2015 à 2019 doté d’un budget de 6,515 milliards de dirhams, lancé par le roi Mohammed VI en octobre 2015.

«Cette mise à l’écart des partisans du Tracteur n’est sans rappeler celle de l’ex-maire de Tanger, Fouad El Omari, de la gestion de grands projets d’investissement dans la ville du détroit pour la période 2013-2017, auxquels l’Etat a consacré 7,663 milliards de dirhams», explique la même source.

La campagne de communication du wali avec les habitants de la province d’Al Hoceima a, dans une certaine mesure, apaisé les tensions. «Les grandes manifestations n’ont plus aucun droit de cité. En revanche l'organisation de sit-in dans certaines petites communes est fréquente», ajoute notre interlocuteur.

«Ce tassement du mouvement revendicatif est également attribué aux divisions entre les meneurs de la contestation entre séparatistes et unionistes», conclut-il.

1 commentaire
aminedu33
Date : le 22 avril 2017 à 03h24
Quel mensonge de Yabiladi, la présence sur ce dossier du Mali a apaisé les tensions. C'est facile de dire de telles âneries, quand on se trouve à Casablanca et que la contestation ait lieu sur Al Hoceima. Ces revendications légitimes et pacifiques s'étendent dans le Rif entier, et les rifains ont raison de tenir le bras de fer avec les autorités sourdes de Rabat. Une région dévastée, qui ne profite même pas de ses richesses. Les rifains d'Europe ramenent 4 milliards d'euros annuels, et cette devise est investie dans les régions de Fes, Casablanca, Rabat et Marrakech,.... Cessez votre démagogie et arrêtez de vous appuyer sur le Makhzen, qui essaie d'intimider la population par la peur, tout en refusant de répondre à leurs demandes. C'est tellement facile de les traiter d'indépendantistes et de s'inspirer de l'appareil politique pour stigmatises les rifains. Revoyez vos soucis d'informations, votre travail journalistique est une honte
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