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Politique Publié Le 21/03/2017 à 00h00

Verdict de la CJUE : «L’Espagne n’a pas changé sa position sur la question du Sahara» (officiel espagnol)

Le gouvernement espagnol opère une volte-face. Hier, l'exécutif Rajoy assurait à un député de Podemos sa disposition à se conformer au verdict de la CJUE sur l’accord agricole entre le Maroc et l'UE. Vingt-quatre heures plus tard, il nuance sa position.

Ricardo Diez-Hochleitner, ambassadeur d'Espagne à Rabat / DR

Visiblement la réponse du gouvernement espagnol à une question écrite d’un député de Podemos sur la position de Madrid vis-à-vis du verdict de la CJUE du 21 décembre a provoquer des grincements de dents à Rabat. Ce soir l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Ricardo Díez-Hochleitner, a fait parvenir à la MAP une déclaration de la porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères destinée à rassurer la partie marocaine.  

Endossant le rôle de sapeur-pompier, Mme Ana Rodriguez estime que son pays «n’a pas changé sa position» en relation avec la question du Sahara et réitère sa «pleine disposition» à poursuivre tous ses efforts pour contribuer au développement de la relation stratégique entre le Maroc et l’Union européenne.

La porte-parole, toujours selon l’ambassadeur, assure que l’Espagne «mise sur une solution politique (à la question du Sahara occidental), juste, durable et mutuellement acceptable, dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies».

Langue de bois ?

Le diplomate espagnol a déclaré que Mme Ana Rodriguez «a voulu souligner au nom du gouvernement espagnol la ferme détermination de l’Espagne à continuer à maintenir et à développer sa relation privilégiée avec le Royaume du Maroc».

Ricardo Díez-Hochleitner a réitéré «la pleine disposition du gouvernement espagnol à poursuivre tous ses efforts pour contribuer au développement de la relation stratégique entre le Maroc et l’Union Européenne».

Et de conclure que «le gouvernement espagnol soutient les conversations techniques en cours entre les responsables de l’UE et le Maroc pour accorder ensemble la meilleure manière d’appliquer l’arrêt du 21 décembre 2016 de la Cour de Justice européenne».

La déclaration de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères a totalement fait l’impasse sur les révélations de son gouvernement concernant le navire «Key-Bay». L’exécutif Rajoy assure, dans sa réponse à la question écrite du député de Podémos, avoir informé «les services douaniers de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».

Entre posture de politique intérieure et ménager sa relation avec le voisin marocain, le gouvernement espagnol joue les funambules.

1 commentaire
bedji
Date : le 21 mars 2017 à 07h42
L'Espagne rassure PODEMOS puis rassure le Maroc mais à la fin ne rassure personne car encore une fois cela s'appelle du clientélisme, on dit ce que l'autre souhaite entendre et à la fin on est inaudible et la situation n'évolue pas d'un iota.
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