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Société Publié

Bar PMU de Sevran : Une contre-enquête du Bondy Blog contredit la version de France2

Le café "islamiste" de Sevran interdit aux femmes est en fait un bar-pmu et des femmes y sont des habituées. La Brigade des mères et France2 aurait manipulé le reportage. Détails.

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Hélène Cambiou, cliente fidèle du Jockey-Club, Sevran (Seine-Saint-Denis). / Ph. Frédéric Bergeau

Les nombreuses polémiques suscitées par le reportage de France 2 dénonçant la non-mixité d’un bar PMU de la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis) a poussé le Bondy Blog  à mener une contre-enquête. Le patron d’origine algérienne de l’établissement, Amar Salhi, éprouvé par la tournure prise par les événements a décidé d’organiser un buffet. Il est ainsi revenu sur les retombées négatives qu’a eues sur sa vie cette affaire, qu’il qualifie de mensonge.

Diffusée dans le journal télévisé de 20h, le 7 décembre dernier, une séquence d’1 minute 25 en caméra cachée réalisée par deux militantes de l’association «La Brigade des mères», Nadia Remadna et Aziza Sayah, avait pour but de mette en avant l’exclusion des femmes de l’établissement. Sans nulle enquête, la voix off pointe du doigt «un problème religieux», commentaire qu’un habitant du quartier dit «sensible» dénonçait plus tard, dans une lettre ouverte.

Plus tard, ce sont les client(e)s et habitants du quartier ainsi que des élus locaux qui ont pointé du doigt la polémique de l’ «acharnement». Parmi les témoignages recueillis par le Bondy Blog,  celui de Jacqueline Amsellem, une amie du propriétaire et de son épouse, cliente fidèle elle aussi, exprime son incompréhension. «Je suis de confession israélite, juive marocaine. Ils m’ouvrent toujours leur porte, je sais que si j’ai un problème, je peux compter sur eux», explique-t-elle.

Un montage tronqué

Le propriétaire du café servant de l’alcool affirme qu’il avait invité les deux protagonistes du reportage  à s’installer après l’altercation survenue avec un «client». «Pourquoi France 2 n’a pas gardé et diffusé cet élément qui prouve bien qu’elles n’ont pas été interdites et qui est en contradiction avec le reportage ?», s’interroge-t-il ensuite.

Un autre client affirme même avoir proposé aux deux femmes à l’origine de l’affaire de leur offrir à boire.  «Après le clash avec le client, j’ai demandé à Nadia Remadna et Aziza Sayah de ne pas mettre tout le monde dans le même panier, de ne pas tout mélanger. Je leur ai alors proposé de leur offrir un verre», témoigne-t-il.

Toujours selon la même source, le propriétaire a décidé de porter plainte contre France Télévisions pour diffamation et provocation à la haine raciale. Son avocat, Farid Bouzidi explique ainsi que «Le reportage contient des propos et diffuse des images à caractère diffamatoire à raison de l’origine et de la religion supposée du propriétaire».

Article modifié le 11.03.2017 à 20h59

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