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Société Publié

Uber vs Petits taxis : le bras de fer continue à Casablanca

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C’est une énième agression que les chauffeurs d’Uber dénoncent, mais cette fois-ci c'est un client, citoyen casablancais qui en est la victime. A la sortie du Morocco Mall, quand un homme âgé monte dans un taxi pour se faire conduire à Derb Sultan, le chauffeur exige une somme forfaitaire disproportionnée avant même de tourner le moteur, selon le témoignage de Oussama El Amrani, chauffeur d'Uber qui sera appelé à la rescousse par la suite.

En effet, indigné, le client avait exigé d’utiliser le compteur, afin de payer sa course au juste prix. La discussion tourne au vinaigre et ils en viennent aux mains. Le client appelle Oussama El Amrani qui est son ami. Ce dernier arrive à la rescousse avec une cinquantaine de confrères chauffeurs. Alors que le client, blessé au visage, est transporté dans une ambulance, les chauffeurs Uber conduisent le chauffeur de taxi rouge ainsi qu'un de ses amis impliqué dans l’agression vers le commissariat du 13ème.

Dans un troisième temps, accourent une cinquantaine de taxis rouges au niveau du commissariat, Boulevard Ghandi. Cette intervention permettra la libération des deux amis.

Oussama El Amrani ne cache pas son ras le bol concernant la connivence policière. Lorsque les taxis drivers arrêtent l’un des leurs, la police intervient pour simuler une arrestation, nous dit-il :

«Je leur ai dit, hier au commissariat, que le Makhzen n’interviendra que si quelqu’un meurt dans cette affaire, les chauffeurs de petits taxis se prennent pour des policiers et ces derniers les laissent faire.»

Pour le Secrétaire général du syndicat, Mohamed El Harrak, cette affaire est une pure mise en scène : «Ils ont voulu tendre un piège et ce n’est pas une première, la Wilaya le sait, tous les commissariats et même le procureur du roi le savent».

«Si un problème survenait entre un chauffeur de taxi et un client, ce dernier peut le dénoncer directement, on lui reprendra son permis pendant un mois. Nous résisterons à ces manigances jusqu’à ce qu’Uber ferme au Maroc.»

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