En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une meilleure utilisation de nos services. En savoir plus.X

Politique Publié Le 02/03/2017 à 12h45

Crise Maroc/UE : Des Européens veulent épargner l’accord de pêche de l’impact du verdict de la CJUE

Des groupes au Parlement européen et à la Commission européenne souhaitent épargner l’accord de pêche des conséquences du verdit de la CJUE du 21 décembre.

Des groupes au Parlement européen et à la Commission européenne souhaitent épargner l’accord de pêche des conséquences du verdit de la CJUE du 21 décembre. / DR

Avec le Maroc, la Commission européenne fait deux poids deux mesures. Si elle se montre très respectueuse du verdict de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 21 décembre au point de proposer de consulter la population du Sahara comme condition pour déterminer l’avenir de l’accord agricole, elle l’est beaucoup moins avec son pendant de pêche qui arrivera à terme fin juillet 2018.

«Nous n’avons aucune raison de penser que l’accord (de pêche) devrait être invalidé» par la CJUE, explique un responsable des services juridiques de la Commission à un média espagnol.

C’est quasiment le même son de cloche qui prévaut auprès du directeur de la Pêche durable à la Commission, Stefaan Depypere : «Il y a des éléments qui diffèrent entre les deux accords et pourraient inciter le Tribunal (CJUE) à se prononcer différemment.»

«Défendre les intérêts du secteur»

Cependant, les deux protocoles sont identiques : tous deux sont signés avec le Maroc et, dans les deux cas, le Sahara occidental y est inclut. Normalement, la CJUE devrait prononcer un verdit similaire à celui du 21 décembre 2016 et annuler l’accord de pêche. Une perspective que redoutent les Espagnols, notamment.

Au Parlement européen, des voix commencent ainsi à appeler la Commission européenne à apporter des réponses claires aux interrogations des armateurs, soucieux de la pérennité de leur activité dans les eaux atlantiques du royaume. La socialiste Clara Aguilera Garcia (Parti socialiste ouvrier espagnol) s’est érigée en porte-parole de tout un secteur qui vit dans l’«incertitude», selon ses dires. Elle va même plus loin en affirmant qu’elle «comprend les demandes du peuple sahraoui, mais [que] la relation avec le Maroc est plus importante pour notre secteur».

Les opérateurs espagnols de la pêche mènent depuis quelques jours une campagne au Parlement européen en vue de défendre leurs intérêts. Pour rappel, les armateurs espagnols s’étaient réunis, fin septembre à Barbate (province de Cadix), avec des représentants de l’Union européenne en vue d’«améliorer» certaines clauses de l’accord de pêche de juillet 2014.

4 commentaires
HMIMID69
Date : le 02 mars 2017 à 20h49
Soit la totalité des accords soit rien.
charmeur de serpent
Date : le 02 mars 2017 à 17h48
Ils sont marrons ces européens. Ils sont capables d'oublier, momentanément, leurs position et principes, le temps de servir leurs intérêts. Le Maroc n'est pas obligé d'accepter ces délires schizophréniques des européens. Quand on est partenaire, on ne pense pas qu'à sa gueule, on prend le poisson et tout ce qui va avec, sinon, on n'arrête tout.
schwarzkopf
Date : le 02 mars 2017 à 17h21
gageons que le gouverneur du maroc va l´accepter,comme il a accepté le recul de gergarate. il a peur des européens et ne peut leur refuser une demande. quelle tbahdila
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com