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Economie Publié

Au détour de l’Expo du «New Work Lab Maroc», des startups innovantes et immergées dans le quotidien

Des solutions novatrices et des entrepreneurs résolus ont monté l’estrade du salon du «New Work Lab Maroc», qui les a formés et soutenus. De la gastronomie gluten free aux solutions domestiques en passant par l’écologie citoyenne, découvrons les parcours croisés de ces jeunes entrepreneurs.

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«New Work Lab Maroc» renouvelle l'aventure du salon des startups après le succès de la première édition en 2016. / Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi
«New Work Lab Maroc» renouvelle l'aventure du salon des startups après le succès de la première édition en 2016. / Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi

«Entreprendre c’est rêver, mais c’est surtout résoudre les défis au quotidien». C’est ainsi que Fatim-Zahra Biaz, fondatrice et gestionnaire du «New Work Lab Maroc» a introduit les 30 entrepreneurs qui ont expérimenté le «New Work class», mercredi 22 février à Casablanca en présence du Wali de la région Casablanca-Settat, Khalid Safir et de plusieurs sponsors.

Cette plateforme de soutien aux entrepreneurs et porteurs de projets en est à sa troisième édition du programme d’accélération qui leur fournit les outils, les formations et l’environnement nécessaire pour créer et lancer leurs startups dans les meilleures conditions possibles.

Ce ne sont donc pas seulement des projets qui ont vu le jour en 2016, mais également des histoires d’hommes et de femmes qui ont décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Pêle-mêle, Yabiladi a jeté son dévolu sur une pâtisserie compatible avec la ligne, une application pour les soucis domestiques et une autre qui prône l’éco-responsabilité.

«Rose Léon» : se régaler sans culpabiliser

Le concept de la pâtisserie «Rose Léon» est particulier : des gâteaux raffinés et allégés en sucre et en matière grasse, que sa directrice Fatine Dahhou propose pour réconcilier gourmandise et hygiène de vie. La jeune cheffe d’entreprise de 26 ans explique qu’elle a développé des gammes de pâtisserie pour les personnes intolérantes au gluten, au lactose et aux oléagineux.

Pour allier goût et minceur dans ses créations culinaires, l’entrepreneuse a dû se spécialiser en pâtisserie, qu'elle a étudiée en France et ce après avoir suivi un cursus d’hôtellerie qui a débouché sur un emploi qu'elle a fini par abandonner. Son projet, initié en mai dernier, compte déjà des clients réguliers, et ce avant même le lancement du site prévu d’ici les prochaines semaines et un magasin qui ouvrira ses portes en mai à Casablanca.

Chrono ménage : travaux domestiques référencés

Loin de la cuisine, Karim Maani pitche une solution pour les travaux domestiques, notamment le nettoyage : «‘Chrono ménage’ est une plateforme qui permet de réserver des femmes de ménage en ligne, dont le principe est de relier des clients qui ont besoin de services de ménage avec des professionnelles expérimentées.»

Démarré il y a de cela un an et demi, ce projet permet au client de choisir le nombre d’heures, le créneau horaire et les coordonnées de l’agente qui se déplacera, qu’il paie directement et qu’il pourra évaluer via une plateforme accessible gratuitement.

A l’heure actuelle, 180 ménages sont effectués quotidiennement à Rabat, Casablanca, Agadir, Marrakech et El Jadida via cette application. Environ 200 femmes de ménage référencées travaillent pour le compte de cette jeune pousse, d’après l’entrepreneur de 34 ans. Concernant la rentabilisation, ce dernier explique qu’une commission est versée par les femmes de ménage.

Auparavant, DCM (directeur commercial marketing) dans une société de vente de matériel électronique, Karim Maani a choisi de voler de ses propres ailes, sachant bien la valeur sociale que revendique son projet. «J’avais une idée mais je ne savais pas comment la concrétiser malgré mon expérience. Le ‘New Work class’ nous a coachés et appris à lancer un nouveau projet, trouver des clients, cerner le processus entre la vente et la mise en place d’une plateforme.»

«Ville propre» : un réseau social éco-responsable

Quant au volet environnemental, il est assuré par la startup «Ville Propre», qui lutte contre le problème des déchets en milieu urbain. Un réseau social que Mouhsin Bourqaiba a su faire émerger en marge de son activité de développeur. En collaborant avec les municipalités et les citoyens qui prennent en photo les déchets, les localisent et les partagent sur le réseau, une réclamation est ainsi transmise aux services de nettoyage.

Pour encourager les citoyens à s’activer, un système de pointage et de cadeaux a été mis en place, ainsi que pour un autre volet de tri à la source également disponible. Concernant le business model, l’application se vend en tant que SAS (Software as Service) sous forme d’abonnement annuel pour les sociétés de recyclage et les communes. Celles de Marrakech, Salé et Fès ont déjà manifesté leur intérêt.

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