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Archive Santé Publié

Le 14 février : Journée internationale de sensibilisation aux cardiopathies congénitales

Le 14 février célèbre notamment la Journée internationale de sensibilisation aux cardiopathies congénitales. Une date qui rappelle qu’une malformation cardiaque peut advenir et qu’il faut augmenter la vigilance et surveiller de près tout nouveau-né. Héréditaires ou non, les cardiopathies congénitales varient, alors que la rémission dépend de la vitesse du diagnostic.

La cigarette est un facteur favorisant les malformations cardiaques du foetus. / DR

Chaque année au Maroc, 6 000 nouveau-nés en moyenne souffrent d’une malformation du cœur, ou cardiopathie congénitale, selon le docteur Younes Cheikhaoui, chirurgien-cardiologue pédiatrique à Rabat. La pathologie prénatale est souvent diagnostiquée dès l’apparence de symptômes chez le nourrisson, nous explique-t-il.

Le diagnostic précoce, c'est-à-dire avant la naissance ou dès les premières semaines, se fait assez tardivement au Maroc, selon le spécialiste qui exerce à l’hôpital Cheikh Zaid à Rabat. Ce dernier de rappeller les symptômes qui peuvent alarmer : «L’enfant devient bleu ou respire difficilement. Un retard de croissance est également notifié ainsi que des cas de détresse extrême.»

Tératogénicité et chirurgie

Les malformations héréditaires varient selon la forme et les complexités, rappelle le praticien. Il peut y avoir une communication inter-ventriculaire signifiant que des trous existent dans la cloison qui sépare les deux ventricules. La pathologie peut aussi toucher les valves cardiaques qui acheminent le cœur d’un côté à l’autre ou bien se manifester au niveau des sorties du sang en les bouchant et en les perturbant.

Les éléments chimiques, des médicaments en l’occurrence, peuvent contaminer le fœtus et entraîner des anomalies de formation. L’automédication pendant la grossesse est l’une des principales causes de cet ultime facteur, notamment lorsque la mère n'a pas conscience de sa grossesse ou qu'elle absorbe des médicaments contre-indiqués lors d'une grossesse. De plus, le spécialiste met en garde les femmes enceintes contre la fumée toxique (le tabagisme), un facteur essentiel de la tératogénicité.

Par ailleurs, l’origine de la cardiopathie congénitale peut être héréditaire. Ce sont alors des maladies génétiques qui se manifestent chez l’enfant, comme un virus peut affecter le foetus durant la formation embryonnaire. Cependant, le médecin souligne que la malformation ne trouve parfois pas d’explication.

Afin de venir à bout des cardiopathies congénitales, 50% des interventions sont chirurgicales, fait savoir le praticien, soulignant que ces cas n’ont pas d’autres alternatives. Les interventions peuvent être délicates ou classiques et requièrent par conséquent des spécialistes de la chirurgie cardiaque ou des unités chirurgicales pointues. Le taux de réussite est élevé, conclut le docteur Cheikhaoui : 90% des bébés sont rétablis et la majorité d'entre eux n'est pas gêné dans son quotidien. L’autre moitié n’a que des lésions bénignes et nécessite une surveillance et un traitement médical qui aidera à surmonter la maladie.

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