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Société Publié

Etats-Unis : Trump veut lutter contre l’extrémisme... islamique uniquement

Donald Trump veut faire d’un programme fédéral déjà existant une arme de «lutte contre l’extrémisme islamique». Détails.

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Le président américain Donald Trump entouré du vice-président, Mike Pence et du secrétaire d'Etat à la Sécurité intérieure, John Kelly, le 25 janvier 2017 à Washington. / Ph. Jonathan Ernst, Reuters

Donald Trump poursuit sa croisade contre l’islam. Le président des Etats-Unis a décidé de réorganiser un programme gouvernemental de lutte contre les idéologies violentes qui ne viserait désormais plus que l’islam radical, rapporte l’agence Reuters, qui cite des sources proches du dossier.

Le milliardaire entend transformer ce programme fédéral déjà existant sous le nom de «Countering Violent Extremism» (Lutte contre l’extrémisme violent) en un programme qui initierait la «lutte contre l’extrémisme islamique», selon ces mêmes sources.

Un programme controversé

Ce programme mis en vigueur par l’administration Obama en 2015 a été instauré dans le but de se concentrer sur la prévention et de contrer toutes formes d’extrémisme, islamiste, certes, mais aussi la violence d’extrême droite, nationaliste et celle de groupes suprématistes blancs, à l'origine de bombardements et de fusillades aux États-Unis.

Des groupes communautaires avaient déjà été attentifs au contenu de cette feuille de route, pensant qu'elle pourrait renforcer la loi et en faire un outil de surveillance. D'autres jugent au contraire que le programme, différent des initiatives militaires pour combattre l'influence des extrémistes sur les réseaux sociaux, est inefficace dans sa forme actuelle. Une mission compromise si ce choix venait à prendre effet car l’exclusion de groupes considérés comme violents pourrait accroître l’insécurité.

Le président américain n’avait cessé, lors de sa campagne, de critiquer Barack Obama et Hillary Clinton sur leur manque d’initiatives dans le cadre de la lutte contre les djihadistes du groupe «Etat islamique» et le vocabulaire, jugé réticent, pour aborder cette problématique. L’ancien président américain s’était en effet refusé à parler de «terrorisme islamiste» et «d'islam radical», soucieux d’exclure d’office tout amalgame entre islam et terrorisme.

La décision de Donald Trump vient s’ajouter au décret qui interdit l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Irak, Iran, Yémen, Syrie, Somalie, Lybie, Soudan) et survient à la suite de l’attaque terroriste d’une mosquée au Québec. Autant de facteurs qui mettent le feu aux poudres dans la confiance qu’accorderait la communauté musulmane américaine à Donald Trump.

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