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Archive Histoire Publié Le 12/01/2017 à 20h05

Nouvel an amazigh : Sheshonq 1er, le pharaon égyptien à l'origine de la célébration de Yennayer

Les Imazighens célèbrent aujourd'hui Yennayer, le nouvel an amazigh. A l’origine de cette date symbole : l’intronisation du roi Sheshonq 1er en tant que premier pharaon égyptien d’origine amazighe.

Gravure représentant Sheshonq Ier à Karnak. / DR

Célébré annuellement la nuit du 12 au 13 janvier, le compte à rebours de Yennayer, premier jour de l’an du calendrier amazigh, affiche cette année le nombre 2967. Une date qui suscite plusieurs questions sachant que les historiens sont unanimes à déclarer que l’histoire des Amazighs est plus ancienne que cette date clé. Mais à l’origine du calendrier amazigh, un pharaon égyptien intronisé 950 ans avant la naissance de Jesus Christ.

Une date qui reste historique puisqu’elle marque «le début de l'émergence forte et remarquable des Amazighs sur la scène internationale», nous déclare l’activiste Amazigh Ahmed Assid. Une information confirmée également par Ahmed Boukouss, recteur de l’Institut Royale de la Culture Amazighe (IRCAM), selon qui, «il a été établi par les historiens que cette date coïncide effectivement avec celle de l’intronisation du chef amazigh en tant que pharaon et qui fondera par la suite la 22ème dynastie égyptienne».

Un tout premier pharaon d’origine amazighe

Mais bien avant d’arriver à cette accession au pouvoir, il faut reconnaître que la présence des Amazighs en Egypte remonte à plusieurs années avant cette date. Dans son ouvrage intitulé «Les Berbères Célèbres», le linguiste et écrivain algérien Mohamed Akli Haddoudou retrace cette présence, en évoquant notamment les grandes tribus berbères avec lesquelles l'Egypte était en contact. «Les Temehu, qui s'étaient installés à une époque immémoriale sur la rive occidentale du Nil, dans le désert égyptien, les Tehenu, plus au nord, sur les côtes de la Méditerranée et, plus à l'est, dans la Libye actuelle, les Lebu (ou Rebu) et les Mashawash», écrit-il. Mais même au sein de ces tribus, le rêve de conquérir le pays des Pharaons a toujours été présent. L’écrivain cite, en effet, plusieurs guerres ayant opposé de célèbres pharaons égyptiens aux libyens amazighs, à l’instar de Thoutmosis III, Ramsès II ou encore Ramsès III.

Gravure représentant Sheshonq Ier trouvée à Karnak. / EgyptSitesblog

C’est lors du règne Psousennès (ou Psoussenes) II que ce rêve devient réalité. Dernier pharaon de la XXIe dynastie ayant régné 14 ans, à en croire Manéthon de Sebennytos, auteur d’«Ægyptiaca», ce dernier décède en laissant son trône à Sheshonq 1er, fondateur de la première dynastie berbère d'Egypte. Les histoires sur cette accession au pouvoir divergent, entre ceux qui parlent de la mort de Psousennès II et d’autres qui évoquent une bataille entre les armées égyptiennes et des «mercenaires libyens». Mais les versions ne manquent pas d’évoquer le membre de la tribu Mashawash qui est devenu, à Bubastis, le tout premier pharaon d’origine amazighe.

Conquérant de Jérusalem, du Liban et de la Syrie

Les historiens rapportent que le pharaon amazigh avait quatre enfants : Osorkon Ier, Ioupout, Nimlot Ier et une fille appelée Tashepenbastet. Sesonchôsis, selon l’appellation que Manéthon de Sebennytos lui accorde, se serait emparé du pouvoir vers 950 avant J.-C. Contrôlant d’abord un territoire allant de la partie orientale de l’actuelle Libye jusqu’au delta du Nil, le pharaon amazigh régna par la suite sur toute l'Egypte jusqu’à 929 av. J.-C. Il serait également le fondateur de Bubastis. Soucieux de la stabilité de son empire, Sheshonq désigna par la suite son fils Ioupout comme grand prêtre d'Amon à Thèbes et gouverneur de la Haute-Égypte, et son autre fils Nimlot Ier, comme roi de Hérakléopolis afin de contrôler la Moyenne-Égypte.

On lui attribue notamment le qualificatif de «pharaon conquérant», puisque selon les fresques du mur nord du temple d'Ammon, à Karnak, Sheshonq a même réussi par la suite à écraser les troupes du roi de Judée Roboam et pillé les trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Il serait même cité dans la Bible (ancien testament) sous le nom de Sesac. «Sésac, roi d'Egypte, monta contre Jérusalem avec mille deux cents chars et soixante mille cavaliers ; et l'on ne pouvait compter le peuple qui vint d'Egypte avec lui : Libyens, Sukkiens et Ethiopiens. Il prit les villes fortes qui appartenaient à Juda, et arriva jusqu'à Jérusalem», indique un passage de l’ancien testament.

Grand sphinx, portant des noms de pharaons dont celui de Sheshonq Ier (XXIIe Dynastie), retrouvé à Tanis et exposé au musée du Louvre. / DR

Sheshonq Ier aurait vécu pendant deux à trois ans après sa campagne réussie en Canaan. Une raison pour laquelle les égyptologues situent son règne entre -943 à -922 au lieu de la période allant de -945 à -924. Sa conquête s’étale aussi jusqu'au Liban et aux marches de la Syrie.

On lui doit aussi le fait d’avoir remis à l'Égypte sa prépondérance en Palestine et en Phénicie et d’avoir permis aux Imazighens de renouer avec leur histoire vieille de plusieurs millénaires.

11 commentaires
Nail2009
Date : le 15 janvier 2017 à 13h19
T es pas un vrai arabe... pointe toi à l Arabie saoudite et ils vont te rappeler ce que tu es vraiment. T es un descandant des colonies arabes. Et les arabes prenanaient les femmes des amazighs comme épouses ou esclaves. Donc peut être le père colonisateur est un arabe mais dans tes gènes tu es mélangés. Les arabes n ont pas de cheveux frisés ou très bouclés. Les vrais arabes ont des cheveux ondulés et un petit peu brun par rapport aux européens. Voici une citation d un article du nouvelobs : En conséquence, la catégorie "Arabe" ne peut se construire que sur des critères culturels. Cependant, de nouveau, de gros problèmes émergent. Sur le plan religieux, les Arabes ne sont pas tous musulmans, même s’ils le sont de plus en plus, les Arabes chrétiens ayant une fécondité moindre. L’exemple-type en France est la communauté chrétienne assyro-chaldéenne de Sarcelles. Sur le plan culturel, si nous prenons le cas des personnes originaires du Maghreb, qui ethniquement sont des Berbères et non des Arabes (le terme par lequel on les désigne communément est erroné), il existe une différence culturelle notable entre les Berbères arabisés et ceux qui ne le sont pas, comme les Kabyles en Algérie. Parmi ces derniers, certains pourraient légitimement demander la création d’une catégorie ethnique spécifique, les différenciant des autres Arabes. Ces quelques brefs éléments précisés, il apparaît très compliqué de mettre en place une catégorie ethnique "Arabe" en France, qui semble plus relever d’une construction a posteriori constituée sur le territoire français que de la réalité d’une identité ethnique commune, tant le terme recouvre des populations aux caractéristiques variées. En outre, comme le montre le cas des Kabyles, il risque d’entraîner des débats politiques insurmontables, prenant des dimensions internationales, puisque l’on se doute bien que pour des raisons d’ordre géopolitique, l’État algérien n’apprécierait guère la distinction de plusieurs ethnies originaires de son territoire !
Citation
retdsfgdfsg à écrit:
En gros ""l'Amazigh"" le plus connu est un pharaon no-name qui a régné pour même pas 10 ans, ce qui est une goutte d'eau dans l’océan quand on pense à combien de millénaires s'est étendu l'antiquité égyptienne, qui plus est est Libyen et même pas maghrébin. La honte. Fier d'être ARABE Marocain, honte aux berbères qui ne servent à rien.
Hamid
Date : le 15 janvier 2017 à 09h04
. Il faut être particulièrement stupide pour pondre un commentaire de cet acabit. Il doit battre le record du commentaire le plus idiot depuis l'existence de ce forum. Félicitations. .
Citation
retdsfgdfsg à écrit:
En gros ""l'Amazigh"" le plus connu est un pharaon no-name qui a régné pour même pas 10 ans, ce qui est une goutte d'eau dans l’océan quand on pense à combien de millénaires s'est étendu l'antiquité égyptienne, qui plus est est Libyen et même pas maghrébin. La honte. Fier d'être ARABE Marocain, honte aux berbères qui ne servent à rien.
retdsfgdfsg
Date : le 15 janvier 2017 à 06h37
En gros ""l'Amazigh"" le plus connu est un pharaon no-name qui a régné pour même pas 10 ans, ce qui est une goutte d'eau dans l’océan quand on pense à combien de millénaires s'est étendu l'antiquité égyptienne, qui plus est est Libyen et même pas maghrébin. La honte. Fier d'être ARABE Marocain, honte aux berbères qui ne servent à rien.
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