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Sport Publié

De Dreux à la Bulgarie en passant par Fès, parcours du gardien de but Yassine El-Kharroubi

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) commence dans quelques jours. L’occasion pour Yabiladi de se pencher sur un des joueurs sélectionnés pour représenter le royaume lors de la compétition. Yassine El-Kharroubi, 26 ans, est en effet un des Lions de l'Atlas. Portrait.

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De Dreux à la Bulgarie en passant par Fès, parcours du gardien de but Yassine El-Kharroubi. / Ph. France Football

Malgré son jeune âge (26 ans), Yassine El-Kharroubi peut se targuer d'un long parcours. Il fait partie de la sélection d'Hervé Renard et évolue actuellement au poste de gardien de but au Lokomotiv Plovdiv depuis deux ans, en première division bulgare.

El-Kharroubi a commencé en 1996 à Dreux puis, à 15 ans, suit une formation à Guingamp, en Bretagne. Il est également passé par Quevilly, avec qui il a disputé la finale de la Coupe de France 2012, écrit L’Echo Républicain. Le joueur est très attaché à ses racines marocaines : «Je tiens mes origines au Maroc, j’y suis très attaché. Le cœur a parlé. Dès mes 16 ans, j’ai joué avec les juniors [de la sélection marocaine]», raconte-t-il au site d'information Africa Top Sports.

«Une fierté et une rage de gagner»

Animé par une passion pour le foot, il a «une fierté, une rage de gagner» avec la sélection marocaine. «Dès l’hymne [national], j’avais des frissons. L’impression d’avoir tout le pays derrière moi», confie-t-il. En effet, il intègre l’équipe en mai 2016, à Tanger, et joue contre le Congo.

Le gardien de 25 ans n’a pas eu un parcours facile puisqu’il s’est retrouvé six mois sans club. En 2013, il signe avec un club de Fès et laisse tomber une opportunité avec Brescia, une équipe italienne de série B. Son amour pour le pays le pousse à faire ce choix, qu’il va regretter amèrement. Au bout de deux mois, le président du club fassi «s'est sauvé avec l'argent… Plus personne n'était payé», raconte-t-il.

Une période de six mois de creux s’ensuit à Dreux. L’année d’après, il intègre une équipe en Bulgarie, le FC Vereya, dans la ville de Stara Zagora. Petit à petit, le passionné se fait une place dans le monde footballistique et réussit à intégrer Lokomotiv Plovdiv. L’équipe s’améliore et finit quatrième du championnat bulgare de la saison dernière, «à un point de l’Europa League», détaille le Marocain.

«J’ai les crocs et je veux porter ce maillot»

Le jeune homme ne manque pas d’anecdotes concernant sa vie en Bulgarie : «En Bulgarie, le oui et le non sont inversés avec les signes de la tête. Avant de comprendre, j'ai failli devenir fou ! Quand je demandais un coca au resto, la serveuse me faisait non de la tête !»

Pourtant, le footballeur aime sa nouvelle vie et ne semble pas ressentir le dépaysement : «Le pays est collé à la Turquie. Du coup, il y a des mosquées, des boucheries halal… La capitale, Sofia, est magnifique. […] Plovdiv (la ville où il habite), est la deuxième ville. C'est très joli aussi. Il y a des parcs, des restaurants, des grands centres commerciaux», raconte-t-il à L’Echo Républicain. Le niveau de vie est correct, puisqu’avec cinq euros au restaurant, il peut diner avec deux autres personnes. Et pour cinquante euros, les courses de la semaine sont faites. En tout cas, l’international marocain est déterminé : «J’ai pris des bonnes claques, maintenant, j’ai les crocs et je veux porter ce maillot. Ça serait une grande fierté.»

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