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Terrorisme Publié

Français poursuivi au Maroc pour terrorisme : La même peine de 6 ans de prison requise en appel

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Thomas Gallay, condamné en juillet dernier à six ans de prison ferme, est accusé d'avoir soutenu financièrement une cellule terroriste au Maroc. / DR

Nouvel épisode dans le cadre de l’affaire des Français condamnés au Maroc pour deux affaires liées au terrorisme. Mercredi, un procureur du roi près la Cour d'appel de Rabat a requis la confirmation de la peine de six ans de prison ferme, prononcée à l'encontre du Français Thomas Gallay. Selon Franceinfo qui relaye jeudi l’information, le procureur a insisté sur les procès-verbaux de la police rédigés après son arrestation à son domicile d'Essaouira où il travaillait.

Des PV que Thomas Gallay dit ne pas comprendre, puisqu’ils ont été rédigés en arabe. Ces «aveux», dans lesquels il admet s'être converti à l'islam et soutenir le groupe «État islamique», avait été signés en février 2016, au lendemain de son interpellation, poursuit le média. Le ressortissant français de 37 ans, condamné en juillet dernier, est accusé d'avoir soutenu financièrement une cellule terroriste mais il clame son innocence.

Franceinfo rapporte que ses avocats n'ont pas pu débuter leur plaidoirie, l'audience du mercredi ayant commencé avec beaucoup de retard. Le média cite également le ministère des Affaires étrangères français qui «affirme suivre l'affaire et croire en l'innocence de Thomas Gallay».

Dans le cadre d’une affaire similaire, Manuel Broustail, 32 ans, un autre ressortissant français avait, lui, été condamné à quatre ans de prison ferme. Il avait confié à son avocat, Abdelaziz Nouaydi, que les policiers «lui avaient dit en français que le document en arabe qu’ils avaient tapé ne contenait que des détails banals (…) et qu’ils lui avaient promis de le libérer dès qu’il aurait signé». Il a également déclaré que «les policiers l’avaient giflé plusieurs fois pendant l’interrogatoire», informaient Human Rights Watch (HRW), la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) ainsi que l’ONG Amnesty International dans un communiqué conjoint en novembre dernier.

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