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Société Publié Le 22/12/2016 à 16h50

Fatima Aatar, Espagnole d’origine marocaine, féministe et voilée

El Periodico consacre un portrait à Fatima Aatar, une jeune anthropologue, née en Catalogne (Espagne). La jeune femme qui porte le Maroc dans son cœur affirme que porter le foulard est une "action politique".

Fatima Aatar, féministe et musulmane./ Ph. Compte Twitter de Fatima Aatar

La jeune femme s’est spécialisée dans le domaine du social et de la culture. Maitrisant parfaitement le catalan, elle opte pour un discours féministe radical. D’emblée, sur sa page Twitter, elle affiche la couleur :

«Le féminisme islamique n’est pas un oxymore, c’est même une redondance.»

Fatima Aatar affirme que l’expression utilisée sur le réseau social, n’est pas la sienne, mais celle du groupe de femmes musulmanes auquel elle appartient, "Jo, També, Sóc un Referent" (Moi aussi je suis une référence, en catalan), un condensé de sa façon d’appréhender la religion et la politique, révèle El Periodico.

«Longtemps, le Coran a été utilisé à mauvais escient, surtout pour discriminer les femmes. Certaines personnes ne sélectionnaient que quelques fragments du livre saint, sans prendre en considération le contexte. Si nous prennons le Coran dans son ensemble, il peut être considéré comme féministe», affirme Fatima Aatar avec conviction, lassée d’entendre qu’être féministe et musulmane est contradictoire.

Marocaine de cœur, et militante pour combattre les préjugés sur l’Islam

En Catalogne, la jeune femme dit qu’il y’a «beaucoup d’ignorance au sujet de l’Islam», ceci peut-être à l’origine de l’islamophobie, qui est son cheval de bataille. «Barcelone est la ville où se sont produits des actes haineux islamophobes, beaucoup plus qu’à Madrid ou Valence. Les attaques terroristes aggravent les choses», se lamente l’anthropologue fraichement diplômée.

Née en Catalogne, elle ne se sent pas moins marocaine. «Je voudrais revenir au Maroc, même si je n’ai jamais vécu là-bas. Je veux m’y installer pour essayer et pour préparer ma thèse», déclare la jeune militante au quotidien espagnol. Même si ces parents ont quitté le Maroc 30 ans auparavant, la demoiselle au tempérament déterminé insiste : «Les personnes autour de moi, de Catalogne ou du Maroc, me disent que je ne peux pas, que j’idéalise le royaume, pourtant je veux vraiment essayer.»

Pour le moment, Fatima Aatar est très engagée dans sa région natale. Car en plus d’être féministe, elle milite pour les droits des Palestiniens, travaille comme agente pour les droits civils et citoyens à la municipalité de Sabadell, elle est également membre du groupe moteur de la protection des référents culturels de Barcelone, entre autres.

6 commentaires
UnChamali
Date : le 23 décembre 2016 à 20h02
Étonnant cet article, qui pourrait être fait sur n'importe quelle Marocaine MRE vaguement (paumé)politisée ? Quel fait d'arme. Des étudiantes 'féministes/foulard' paumées qui cherchent à faire la synthèse entre des choses aussi inconciliables...il en existe tous les 10 mètres en Europe ? Qu'a t elle de particulier ? Malheureusement, ceci est plutôt la preuve qu'elle ne comprends ni l'islam, ni le féminisme. Il existe aussi des philosophes religieux laïcs, des racistes mariés à des africains, des 'socialistes' libéraux, etc... et toute sorte d'aberration . Faut il pour autant applaudir, ces égarés des concepts. Elle ne réussira jamais à réconcilier les féméns ukrainiennes aux talibans Afghans, il faut malheureusement choisir
Ben3mane
Date : le 23 décembre 2016 à 18h49
L'inculture et 'islamophobie ont encore de beaux jours à ce que je vous!!!!!
Citation
yab7mars2017 à écrit:
Le concept de féminisme islamique est source d'interrogations que de représentations. Il n'a aucun fondement épistémologique pour qu'il puisse avoir une épaisseur historique. Le risque idéologique ou socio-idéologique pèse sur les modes d'implication de cette conception dans les relations sociales hétérogènes et mixtes aux effets dévastateurs. Rien qu'en France, des soi-disant islamo-féministes s'activent inlassablement dans la construction des murs psychologiques et sexuelles pour empêcher des communications simples et ordinaires avec les masculins. Bien que les motivations de ces activistes soient déclarées dans un registre de luttes pour l'égalité et la reconnaissance de certaines particularités socio-culturelles, ils n'en demeure pas mois que ces mêmes motivations sont génératrices des effets inverses : L'auto-exclusion, l'opposition fatale de l'émancipation. France
ABCD-EFG
Date : le 23 décembre 2016 à 10h06
pas très féministe et pas très radical... Pas très féministe, dans le sens ou porter le voile signifie "je suis d'accord avec le pouvoir des hommes sur les femmes" (il n'y a qu'à voir le pouvoir des pères, des frères, des oncles etc...) et "je suis d'accord avec le classement dans des cases inamovibles des hommes et des femmes " Pas très radical, car je ne vois pas du tout de radicalité dans son discours.
Citation
yab7mars2017 à écrit:
La jeune femme s’est spécialisée dans le domaine du social et de la culture. Maitrisant parfaitement le catalan, elle opte pour un discours féministe radical.... Lire l'article associé
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