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Religion Publié Le 22/11/2016 à 17h05

Le pluralisme religieux n’est pas garanti au Maroc, affirme un collectif d’ONG maghrébines

Le pluralisme religieux n’est pas garanti au Maroc, observe un collectif d’associations maghrébines des droits de l’Homme. Le législateur autorise, dans la constitution du 1er juillet 2011, la liberté de l’exercice du culte. En revanche, il s’est gardé de mentionner les cas de Marocains qui se convertissent au christianisme ou changent leurs convictions religieuses, à l'instar des chiites.

Photo d'illustration. /DR

Des obstacles se dressent encore devant les Marocains qui se sont convertis à une autre religion que l’islam, constate une étude de la Coordination maghrébine des organisations des droits de l’Homme présentée ce mardi à Rabat. Le collectif affirme que le pluralisme religieux est loin d’être autorisé par l’Etat. Des peines d’emprisonnement et d’amendes, figurant sur le code pénal (l’article 220), menacent les citoyens qui seraient tentés d’embrasser une autre foi, notamment le christianisme. Les observations de la Coordination sont du pain bénit pour les Marocains chrétiens qui commencent à revendiquer -parfois même à visage découvert- une reconnaissance officielle des services de l’Etat de leur existence.

Le Maroc ne peut ignorer ses engagements internationaux

L’an dernier, dans une lettre adressée au roi Mohammed VI en sa qualité de commandeur des croyants à l’occasion des festivités commémorant la naissance du Christ, ils avaient demandé «d'autoriser la célébration des festivités en toute liberté, que ce soit à l’intérieur des maisons ou dans les églises officielles dont certaines [les] accueillent déjà. [Ils] demandent également la fin des restrictions directes ou indirectes».

Le pluralisme religieux et les libertés individuelles sont les nouveaux terrains de prédilection des organisations des droits de l’Homme. L’Etat marocain n’est plus en mesure d’ignorer constamment leurs recommandations. Il est tenu, de par son adhésion au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, d’accorder à tous les Marocains le «droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu'en privé, par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques et l'enseignement», annonce l’article 18 dudit Pacte.

Au Maroc, la Constitution dans son article 3 garantit «à tous le libre exercice des cultes». Mais elle évite de mentionner les cas des convertis au christianisme ou ceux qui changent leur convictions religieuses comme le cas des chiites à titre d'exemple.

5 commentaires
Unesuggestion
Date : le 25 novembre 2016 à 11h59
Pour dire la chahada, il faut savoir parler et comprendre la signification de chaque mot et de l'ensemble. Il faut, au minimum, avoir avoir atteint l'âge de raison (= savoir distinguer le bien du mal). Pour être capable de synthèse (= comprendre l'ensemble des phrases et leur implication), il faut au moins être adolescent.
zma986?k
Date : le 24 novembre 2016 à 23h52
A Casaoui-4-ever Naître musulman n'a pas de sens, dis-tu ?Parle pour toi. Il n'a pas été écrit que 99,99% des marocains sont musulmans !Dans ce pourcentage, tu oublies les marocains de confessions juive. Je pense que tu as été formaté pour penser comme un occidental probablement dans une école privée. Non un athée, un chrétien ou un juif ne peut être de culture musulmane.Tout au plus, il peut l'apprécier ou non.Le chrétien comme le juif ont leur culture respective et ils en sont fiers.Ils sont même convaincu que leur culture supplante la notre.C'est leur droit. Je n'impose l'Islam a personne.Allah a fait de nous un grand nombre de communautés et ce qui nous distingue les uns des autres est le degré de piété.Je ne prétends pas être meilleur qu'un autre qu'il ait une religion ou pas . Non, je ne détiens pas la vérité suprême et je ne l'impose a personne. Le vivre ensemble et le respect mutuel a 100% pour. Défendre ses idées n'est pas un repli sur soi.Etre ouvert à tout et n'importe quoi pour plaire.Non Merci
Casaoui-4-Ever
Date : le 24 novembre 2016 à 15h25
Naître musulman n'a pas de sens. On ne peut que le devenir. De la même manière, il n'y a pas de bons ou de mauvais musulmans. Il n'y a que des musulmans qui ont choisi de le devenir. Choisir sa religion, ou choisir de ne pas en avoir, est une liberté individuelle fondamentale que nul ne peut contrôler. Le reste n'est qu'une question de culture et de savoir-vivre ensemble. L'Islam est une religion magnifique, mais qui ne peut (au même titre de n'importe quelle religion du monde) être imposée. Et dire que 99,99% des Marocains sont musulmans est également une absurdité, dans le sens où la religion s'y confond avec la culture. On peut-être par exemple athée, juif ou même chrétiens, mais de culture musulmane (Respect du ramadan et des fêtes religieuses...). Méfions-nous de ceux qui pensent détenir la vérité suprême et qui tentent de l'imposer aux autres.
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