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Politique Publié

Afrique : Médiation marocaine réussie entre le Gabon et la Guinée équatoriale

A la veille d’un mini-sommet africain consacré aux changements climatiques, tenu en marge de la COP22, Marrakech a abrité, hier, la signature d’un accord entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Cet accord propose de soumettre le vieux problème de la délimitation de leurs frontières maritimes à l’arbitrage de la Cour de la La Haye.

           

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L’offensive marocaine en Afrique se conclut par une médiation réussie entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Les deux pays amis du royaume ont convenu, hier à Marrakech et en présence de Ban Ki-moon, de soumettre le différend territorial les opposant sur la souveraineté des îles Mbanié, Conga et Cocotier à l’arbitrage de la Cour internationale de justice. Une option déjà proposée en 2012 mais sans qu’elle n'ait été suivie par des mesures concrètes.  

Ce problème hérité de l’époque de la colonisation française et espagnole, respectivement au Gabon et de la Guinée équatoriale, envenime sérieusement les relations entre Libreville et Malabo. En 1972, l’ancien président Omar Bongo avait ordonné un déploiement momentané de son armée dans les trois îles. En 2014, la Guinée équatoriale avait fermé unilatéralement ses frontières avec le Gabon.

Une solution politique à la délimitation des frontières maritimes était l’objectif d’une conférence à Kinshasa, le 18 septembre 1972, réunissant le Congo, l’ex-Zaïre, le Gabon et la Guinée Equatoriale, mais sans aboutir. Même échec constaté pour la médiation de l’Organisation de l’unité africaine. En 2003, l’ancien secrétaire général des Nations Unies, le Ghanéen Kofi Annan avait alors tenté sa chance mais sans parvenir à rapprocher les positions des deux parties.

Deux ans après un échec au Mali

Cette médiation réussie traduit le nouveau statut du Maroc en Afrique, en tant que «puissance politique», comme a souligné le roi Mohammed VI dans son discours de Dakar. En 2014, le royaume avait essayé de régler le conflit armé opposant les Touaregs du MNAL (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) aux forces du président malien Ibrahim Boubacar Keita.

Une tentative qui s’est heurtée au refus catégorique des Algériens -grands soutiens financiers du gouvernement de Bamako- à l’offre marocaine. Au terme d’un bras de fer entre les deux voisins, l'influence algérienne a eu raison des liens historiques entre le Royaume chérifien et le territoire appelé actuellement Mali.

L’adhésion prochaine du Maroc à l’Union africaine devrait multiplier ses médiations sur le continent. Les différends territoriaux et les conflits sur les sources de l’eau entre membres de l’organisation ne manquent pas.

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