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Sport   Publié

Marathon international de Casablanca 2016 : Les participants ne décolèrent pas

L’édition 2016 du Marathon international de Casablanca s’est soldée par un bilan mi-figue, mi-raisin. En cause, une organisation défaillante qui a mis en cause la sécurité des coureurs. Détails.  

Temps de lecture: 3'
Des coureurs slaloment entre les voitures lors de la 9e édition du Marathon international de Casablanca, le 30 octobre. / Ph. Facebook

La 9e édition du Marathon international de Casablanca est devenue, en l’espace de quelques jours, le réceptacle de la colère des participants. Un petit tour sur la page Facebook de l’évènement suffit à s’en convaincre : les critiques pleuvent sur l’organisation de la compétition sportive, jugée défaillante par de nombreux internautes.

Augmentation du coût de l’inscription (de 100 dirhams l’an dernier à 150 cette année), absence de signalétique et de ravitaillement, mauvaise communication, pénurie de dossards, attroupement des journalistes sur le couloir d’arrivée faute d’une aire réservée aux médias : les bévues ne manquent pas et contrastent avec les éditions précédentes, «beaucoup mieux organisées», estime une athlète sous couvert d’anonymat qui a participé à la course en relais, ponctuée de trois étapes, parallèlement au marathon et au semi-marathon.

«Déjà, l’heure de départ qu’on nous a annoncé n’était pas la bonne. La course était censée démarrer à 8 heures. Une fois sur place, elle a été avancée à 7h45. Il est probable que certains aient loupé le départ… Ensuite, les coureurs qui devaient se rendre à leur point-relais respectif n’ont reçu aucune information pour savoir où ils se trouvaient. En fait, les organisateurs l’ont annoncé le matin même au micro au lieu de l’indiquer la veille», témoigne la jeune femme, jointe par Yabiladi. Sur Facebook, ils étaient en effet plusieurs, la veille, à tenter de grappiller quelques informations ici et là. Une grogne déjà palpable le 29 octobre au soir, exacerbée le lendemain par l’absence de logistique pour rejoindre ces point-relais : «On a dû y aller par nos propres moyens. L’année dernière, un membre de l’organisation était là pour nous y acheminer. Certes, à pied, mais au moins, il y avait quelqu’un», fustige la coureuse.

Une signalétique tout au long du parcours aurait également été la bienvenue, ironise-t-elle. «Le problème avec ça, c’est que celui qui ne connaît pas Casablanca ou qui n’est pas muni d’une montre GPS n’a aucune idée de l’endroit où il se trouve et du nombre de kilomètres qui lui reste à faire.» Seul Total, l’un des sponsors réguliers, a installé ses propres signalements aux mêmes emplacements que les années précédentes.

«Ça s’échauffe et ça s’engueule»

Le volet sécurité est également mis en cause. Dans des vidéos postées sur la page Facebook du Marathon, des coureurs slaloment tant bien que mal entre les véhicules au milieu de la circulation telle qu’on la connaît dans la ville blanche. La faute aux automobilistes ? L’affaire est un peu plus compliquée qu’il n’y paraît : «A leur décharge, les habitants de Casa n’étaient même pas au courant de la tenue du Marathon. Aucune communication n’a été faite pour les informer», tempère notre interlocutrice. C’est ainsi qu’un rapport de force s’est peu à peu engagé entre les automobilistes et la police, d’après elle : «Ça s’échauffe et ça s’engueule. Au bout d’un moment, les flics lâchent l’affaire car ils en ont ras-le-bol de se prendre la tête avec les conducteurs.»

Comme eux, les coureurs ont été pris de court par le manque de sécurité. Et de ravitaillement, aussi. Une bouteille d’eau par ci par là et puis s’en va. «Que du liquide, pas de dur. Ça peut mettre le coureur en danger», regrette l’athlète chevronnée. Nezha Mouhafid, autre participante confirmée au Marathon casaoui, présidente de l’équipe OCP (Office chérifien des phosphates), renchérit : «Le kit d’arrivée ne comprenait que quelques dattes, une banane et de l’eau. Payer 150 dirhams pour ça, ça fait mal franchement.»

«Un faux problème»

Ce qui titille nombre de sportifs également, ce sont les dossards sans puce électronique (pour évaluer le temps lors du parcours) vendus une semaine avant la compétition. «Il a fallu revenir le samedi (29 octobre, ndlr) pour l’intégrer au dossard. Quand j’y suis retournée ce jour-là, il n’y avait plus de dossard et aucun moyen d’avoir l’info pour s’en procurer», explique la première coureuse. Quant aux inscriptions, certains coureurs ont longtemps cherché leur nom sur la liste.

Un «faux problème», paraît-il. Hassan Sniny, directeur technique du Marathon international de Casablanca, contacté par Yabiladi, est formel : «Certes, nous avons rencontré un problème de saisie. Il y a des participants dont on a mal compris le nom. Mas tout est clair désormais, leurs noms et leurs performances sont affichés sur le site», se défend-t-il.

Sans grande surprise, la version qu’il livre est sans commune mesure avec celles des participants : «Au niveau du ravitaillement et des points de kilométrages, c’était presque parfait. Le départ a été donné à l’heure, les contrôles anti-dopage et le protocole de la remise des prix se sont déroulés correctement.» Quid des voitures ? «Elles passaient en file indienne, ça n’a pas posé de problème particulier. Et puis de toute façon, c’est à la Sûreté de gérer ça, pas à nous.» La Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA), présente lors de l’événement, a même été satisfaite de l’organisation, paraît-il encore. 

bienvenue à WEcasaBlanca.
Auteur : axis7
Date : le 07 novembre 2016 à 16h45
La honte.

C'est l'effet wecasablanca et sa marque incomprehensible
Une organisation à la hauteur de ministère de la jeunesse et des sports.!
Auteur : karlleretour
Date : le 06 novembre 2016 à 09h55
Monsieur le ministre,
Pour votre information: qu'on es un spécialiste en droit, on n'accepte pas un poste de ministre de la jeunesse et des sports, parce-que votre organisation de marathon international de Casablanca était médiocre, c'est une humiliation pour nous citoyens marocains vu de l'étranger, merci de faire démissionner vos collaborateurs et de donner votre démission à votre tour suite à vos manques de compétences dans le domaine d'organisation sportif, je vous suggère de postuler plutôt pour un poste au ministère de la justice vous serez peut être utile pour le Maroc.
Cordialement
MC
Ministre du sport et ses collaborateurs virés !
Auteur : moden
Date : le 05 novembre 2016 à 16h30
A moins que ce soit au encore le Roi d'organiser le marathon de Casa et gérer la régulation du trafic et de la circulation.
N'est-ce pas messieurs les ministres ?
Les privilèges : Ah oui !
La responsabilité : Non merci !

Et dire que vous voulez organiser la coupe du Monde de 3026
Marathon
Auteur : Mymymed
Date : le 05 novembre 2016 à 15h12
Ca les tueraient de prendre en compte les remarques êt indignations' des participants pour essayer de mieux faire les prochaines fois ? Non à entendre L organisation tout était parfait pffff Mais bien sur on cable vous croire plutôt que ceux qui ont couru êt galerer !!!! toujours le même problème aû Maroc les citoyens se plaignent et personne pour les écouter
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