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Environnement Publié

En marge du Salon du cheval d'El Jadida, la maltraitance au Haras Al Doum

Des associations de protection animale et plusieurs citoyens passionnés de chevaux dénoncent à l’unisson les mauvais traitements que subissent plusieurs dizaines d’équidés du Haras El Doum. Après plusieurs actions et sollicitations auprès de la SOREC, cette dernière fait savoir que la situation est désormais prise en main. Les militants promettent quant à eux de suivre l’affaire jusqu'au bout.

Temps de lecture: 2'
Une jument en colique. / Ph. Page Facebook « Chevalitude »
Yugherten Al Doum, en état de mort imminente selon les associatifs. / Ph. Page Facebook « Chevalitude »
Un autre cheval du « Haras Al Doum ». / Ph. Page Facebook « Chevalitude »

Depuis le début de ce mois d’octobre, des images atroces et choquantes de chevaux morts et de squelettes d’équidés abandonnés dans un vaste terrain près d'El Jadida font le tour de la Toile. Un groupe de citoyens, soutenu par des associations de protection animale, ont dénoncé ces cas de maltraitance à travers le lancement d’une pétition dans laquelle ils réclament une intervention de la Société royale d’encouragement du cheval (SOREC).

Sollicitée par notre rédaction, la SOREC a annoncé hier qu’elle a pris acte de la situation des chevaux. Faute d’avoir été entretenus et nourris, plusieurs d’entre eux ont été retrouvés morts au Haras Al Doum, situé près de Bir Jdid (région d’El Jadida). Dans un communiqué, l’entreprise publique sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime fait savoir que «la situation a rapidement été prise en main».

«Une commission constituée d’experts de la SOREC et de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a été dépêchée sur les lieux le 7 octobre 2016. Son enquête a d’ores et déjà conclu à l’absence totale de risque sanitaire», précise-t-elle, ajoutant que la «reconstitution des faits relève de conséquences de relations contractuelles intervenues entre des éleveurs privés.» Les équidés encore en vie ont été pris en charge. Leur rémission fait désormais l’objet de contrôles réguliers effectués par des professionnels.

La SOREC promet qu’elle continuera de travailler de concert avec les acteurs de la protection animale et la profession équine pour rétablir la situation. L’ensemble des intervenants veilleront à «trouver, pour ces chevaux, un lieu d’accueil stable et respectueux de leur bien-être sanitaire et alimentaire».

Citoyens et acteurs associatifs suivront l'affaire de très près

Créé par Marie Joëlle et Anne-Marie Monnin, le Haras Al Doum a été cédé en 2014 et ses chevaux vendus à une personne tierce. Cette dernière est aujourd'hui accusée de maltraitance. Images et vidéos à l’appui, plusieurs citoyens ont décidé de rompre le silence en médiatisant l’affaire. Outre la pétition, un blog et une page Facebook ont été même lancés.

«Alors que les festivités du Salon du cheval d’El Jadida battent leur plein, et que tous les opérateurs ont préparé avec tout leur savoir-faire ce rendez-vous prestigieux, l’horreur continue pour les chevaux de ce qui fut le Haras Al Doum de Bir Jdid», déplore le groupe de citoyens, lesquels disent ne pas vouloir sortir de l’ombre du fait du statut social important de l’accusé, souhaitant s’éviter tout procès en diffamation.

«Mardi 10 octobre, plusieurs personnes se rendent sur place. La SOREC a fait livrer un stock d’aliments, avec un ‘protocole d’alimentation’», lit-on également sur le blog. «Non nourris depuis des mois, ces chevaux sont malgré cela nourris sans contrôle, et bien entendu immédiatement les coliques démarrent. Yugherten Al Doum est en état de mort imminente».

Vigilance et vérifications

Les éditeurs du blog qui avaient d'abord averti l’Union marocaine de la protection des animaux (UMPA), auraient même sollicité l’aide d’organisations internationales. «16 chevaux sont toujours (…) hébergés chez le responsable de la mort de tous les autres», dans une ferme privée, écrivent-ils ce jeudi, promettant de rester «vigilants» et d’effectuer des vérifications pour s’assurer que ces pur-sangs arabes reçoivent les soins et les traitements nécessaires. L'affaire reste donc à suivre...

Article modifié le 13.10.2016 à 15h32

incroyable
Auteur : benmil
Date : le 14 octobre 2016 à 16h54
ceci ne doit plus se passer
Merci
Auteur : anouarcharif
Date : le 14 octobre 2016 à 15h01
Merci pour l'infos
Inhumain
Auteur : Taki rumba (DB)
Date : le 13 octobre 2016 à 22h26
Sans commentaires possibles...
Merci
Auteur : francomarocophile
Date : le 13 octobre 2016 à 18h59
Merci pour l'info, je ne le savais pas. Je suis au courant pour la maltraitance des animaux dans les abattoirs et dans les élevages des poules pondeuses car largement médiatisé mais pas pour les chevaux dans les centres équestres.
en France ? c'est pas plus joli....
Auteur : Chevalitude
Date : le 13 octobre 2016 à 16h33
Hum... L'actualité française sur le sujet n'est pas plus brillante voire meme pire encore. D'autant que le nombre de centre équestre ne se compte pas en dizaines mais en milliers !
La ce n'est pas une retraite. C'est bien pire que ca. Lisez toute l'histoire. On parle d'un charnier de plus de 25 cadavres, de chevaux abandonnés sans manger ni boire. Cas classique de maltraitance. Malheureusement assez banal...
Ceux qu'on voit la sont les rescapés de cette hécatombe....

Quand a la retraite certains - très rares - appliquent ce que vous dites la. Dans la majeure partie des cas les chevaux usés s'en vont à l'abattoir. Tout simplement...
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