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Législatives : Annahj Addimocrati va mener une campagne pour le boycott

Le parti d’extrême gauche Annahj Addimocrati (Voie démocratique) a décidé lui aussi de mener, à sa manière, une campagne auprès des Marocains. Dimanche 25 septembre, la formation politique dirigée par Mustapha Brahma a choisi l’ancienne médina de Casablanca pour lancer sa campagne pro-boycott. Hier, à Sidi Bernoussi, une marche a été interdite suite à une intervention des forces de l’ordre.

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Une campagne pro-boycott organisée dimanche 25 septembre à Casablanca. / Ph. Annahj Addimocrati
Temps de lecture: 3'

Parallèlement à la campagne électorale qui a débuté samedi 24 septembre, la formation d’extrême gauche Annahj Addimocrati (Voie démocratique) va mener une campagne en faveur du boycott des législatives. A Casablanca, les sympathisants et militants du parti ont sillonné les ruelles de l’ancienne médina pour mobiliser plus de citoyens «boycotteurs». Si la marche n’a pas été autorisée par les autorités, elle n’a toutefois pas été interdite.

«Nous sommes sortis comme les autres partis politiques qui participent aux élections. Il y a ceux qui présentent des candidats et ceux qui disent participer sans présenter de candidats», nous explique ce mardi Mustapha Brahma, secrétaire général d’Annahj Addimocrati. D’après lui, il n’est pas nécessaire de disposer d’une autorisation pour mener cette campagne. «Nous n’avons pas besoin d’une autorisation puisqu’aucun parti n’en a eu», se défend-t-il.

Un avis que les autorités locales ne partagent pas, puisque la marche pro-boycott a été interdite hier dans le quartier casablancais de Sidi Bernoussi. «Celle de dimanche n’a pas connu d’incidents mais celle d’hier a été interdite. Les autorités locales ont même tenté de nous arracher nos banderoles et nos flyers et il y a eu de la violence», rapporte la figure de proue de cette formation.

Bien que la campagne électorale ne batte pas encore son plein et démarre tout doucement, certains Marocains ont d’ores et déjà tranché : ils ne se rendront pas aux urnes le 7 octobre prochain. D’autres, en revanche, se tâtent encore. Ceux-ci constituent d'ailleurs le cœur de cible de la campagne pro-boycott d’Annahj Addimocrati. «Seulement 7 millions de Marocains vont voter. Nous voulons que ces gens boycottent eux aussi ces élections pour qu’il y ait un changement réel au Maroc», renchérit Mustapha Brahma. Selon lui, «la majorité des Marocains boycottent et ne votent pas».

PAM et PJD, les «deux faces d’une même pièce»

«Applaudie» par les citoyens dimanche, selon le parti, sa campagne arrivera peut-être à faire changer certains avis, espère-t-on dans ses rangs. Annahj Addimocrati appelle en effet à «l'adoption d'une nouvelle Constitution qui répond aux exigences du citoyen et des changements réels». La formation d’extrême gauche veut également «des élections transparentes, mais avant tout, un vote sans listes électorales et un Comité indépendant pour surveiller ses élections», plaide Mustapha Brahma.

Revenant sur la campagne électorale officiellement lancée samedi, ce dernier persiste et signe. «Pour les programmes politiques, je constate qu’il y a une ressemblance flagrante entre chacun d’entre eux. Ils vendent tous du rêve aux Marocains puisqu’ils sont tout simplement irréalisables», déclare-t-il. «Le gouvernement actuel avait promis une croissance de 7 % et nous nous retrouvons avec une croissance de 1,5 % et une dette publique énorme», se presse-t-il de rappeler. Notre interlocuteur revient également sur les principaux événements qui ont précédé la campagne électorale, à l’instar de la marche de Casablanca contre Abdelilah Benkirane et les processus d’accréditations, qualifiant ces pratiques de «futilité politique».

Mustapha Brahma accuse «le Makhzen» d’être à l’origine des maux du pays. Quant au Parti de la justice et du développement (PJD) et au Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), le secrétaire général considère qu’ils ne sont rien que «deux faces d’une même pièce». «Le Makhzen nous présente aujourd’hui deux faces de la même pièce et une polarisation artificielle entre le PJD et le PAM», dit-il, déplorant que «les pauvres de ce pays continuent de sombrer dans cette pauvreté et les riches et la bourgeoisie libérale continuent d’amasser des fortunes». Il prédit même un taux d’abstention important lors du prochain rendez-vous électoral. «Rien ne changera et le taux de participation ne dépassera guère les 20 %», affirme-t-il.

Article modifié le 27/09/2016 à 14h30

Ils ont trouvé !
Auteur : Disnay
Date : le 28 septembre 2016 à 14h07
Ces professeurs du boycott , qui se représentent presque rien, diront demain que les abstentionnistes ont en fait répondu à leur appel. Et ainsi, ils deviendront , comme par magie, une "majorité" de la population ! C'est l'une des tactiques des stratèges communistes : transformer un pur mensonge en vérité indétronable. Le Polisario, qu'ils soutiennent d'ailleurs, use de la meme technique.
Réact. Législatives
Auteur : yab7mars2017
Date : le 27 septembre 2016 à 20h15
"Si voter ça changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit"
Cloche. Grand comédien Français mort en 1986.
Normal !
Auteur : Slimanof
Date : le 27 septembre 2016 à 18h37
Comment voulez vous qu' un parti aux relents communistes et nostalgique de la dictature des goulags soit adepte de la démocratie?

Le boycott est le seul moyen pour ce parti de ne pas être ridicule sachant qu'il est epsilon dans la carte politique marocaine .

La majorité des marocains ignore jusqu'à son existence et les plus initiés savent que ce parti (que le Makhzen a le mérite d'avoir régularisé) complote avec les ennemis du Maroc contre son intégrité territoriale .

Il faut être vraiment gonflé pour croire que ce parti pourrait avoir l'oreille des marocains et les autorités devraient les laisser faire leur cinéma car les interdire c'est leur donner l'occasion de jouer à la victimisation..
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