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Culture Publié

Rachid Hachami, plasticien hispano-marocain : Un ensemble de détails contemporains

L’espace Rivages de la fondation Hassan II pour les MRE accueille l’exposition exclusive de Rachid Hachami, «Un ensemble de détails». L’œuvre du plasticien prend racine dans un détail de la vie quotidienne, la détache et devient un ensemble. Les tableaux, à l’image de leur créateur à l’identité plurielle, sont exposés au public du 9 septembre au 7 octobre 2016.

Temps de lecture: 2'
 DR / affiche de l'exposition.
Rachid Hachimi avec ses invités espagnols /
Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi.com
Réflexions du public / Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi.com
Toiles san noms de Rachid Hachami / Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi.com
Acrylique, sans nom / Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi.com
Toile sans nom de Rachid Hachami / Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi.com
Ph. Mounira Lourhzal - Yabiladi.com
Ph. Mounira Lourhzal

Après avoir décroché son bac à Casablanca, Rachid Hachami part en France écumer les écoles d’art. D’abord une formation à l’institut professionnel d’art et de décoration à Paris, puis Epinal où il intègre l’école de l’image, ensuite Dijon pour finir les Beaux-Arts et obtenir le diplôme national supérieur d’expression plastique. Aujourd’hui, l'artiste est également coach de volley-ball.

«Là où je peux créer, c’est chez moi»

Plasticien depuis 25 ans, il dit aimer travailler seul, à l’extérieur. Ce MRE vivant entre l’Espagne et le Maroc cherche lui même des lieux, des décors qui lui parlent. «Je suis indépendant dans ma façon de penser, de travailler. Je ne cherche pas à vendre les œuvres, mais communiquer. C’est pour cela que tous mes travaux montrent que j’aime aller vers les gens», dit-il. L’art explique-t-il est pour une majorité et non une minorité.

Interrogé sur les sentiments que dégage sa série de tableaux exposés, c’est la satisfaction du travail accompli qu’il ressent, le regard des gens, leurs sourires et leurs petits mots. Pour l’artiste hispano-marocain, communiquer ses impressions est un aboutissement. Il commente ainsi : «Si je suis là, au Maroc, c’est qu’il y a un travail à faire, il faut sortir dehors et montrer aux gens de quoi on est capable. Je ne suis pas étranger, là où je me trouve, je suis chez moi. Là où je peux créer, c’est chez moi».

Pas d’art sans contact

Ses tableaux abstraits en acrylique sont le fruit d’une façon de travailler propre au peintre, qu’il refuse d’appeler ‘technique’. A partir d’un détail, Rachid Hachami essaie de découvrir d’autres mélanges, transparence, de pigments et de repos, car selon lui, il faut donner temps et passion à la matière. Acrylique sur papier, résine, collage et sérigraphie, tout peut se retrouver dans la même toile, car le plasticien est adepte d’installation. «C’est un travail très riche qui permet de chercher des idées, un contact, poser les bonnes questions et aller vers les solutions ensemble, artiste et public, sans un contact entre les deux, il n’ y a pas d’art».

Pour ses toiles, Rachid Hachami saisit son appareil photo pour capturer les gros plans. Un dérivé de couleurs et de lumières fait ressortir autant de détails et de vérités qui font partie d’un ensemble. Les visions en somme portent sur les couleurs d’un instant éphémère.

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