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Société Publié

France : Le CCIF dénonce l'arrestation humiliante d'une musulmane

Le Collectif contre l’islamophobie en France revient sur l’arrestation particulièrement violente d’une musulmane survenue le 30 juillet dernier en région parisienne. En mai 2016, le Comité contre la torture des Nations unies fustigeait un regain de violences policières en France commises contre certaines communautés religieuses et ethniques.

Temps de lecture: 3'
Les forces de police françaises ont recours de manière « excessive » à la violence, selon un rapport du Comité contre la torture des Nations unies rendu public en mai 2016 à Genève. / Ph. Benoit Tessier, Reuters

Le décès du jeune Adama Traoré d’origine malienne, décédé mardi 19 juillet dans le Val-d'Oise après avoir été interpellé par la police, a-t-il ouvert la brèche à d’autres «bavures» policières - conformément à l’euphémisme régulièrement employé - dans l’Hexagone ?

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) relate sur son site la rude interpellation d’une musulmane, le 30 juillet dernier à Emerainville (Seine-et-Marne). Accompagnée de ses deux sœurs, Lina (le prénom a été modifié) rentrait chez elle en voiture lorsqu’elle a été interpellée sur la route par un groupe de policiers. Cette dernière leur a expliqué qu’elle et ses sœurs «souhait[aient] rentrer chez elles» lorsque les agents ont questionné les trois femmes sur la raison de leur présence. «Vous allez voir ce qu’on va vous faire», lui aurait d’emblée rétorqué l’un d’eux. Ce dernier aurait ensuite asséné plusieurs coups de pied contre son véhicule, avant que ses collègues demandent à la conductrice de couper le moteur, de sortir de la voiture et d’ouvrir le coffre. Lina s’est exécutée et, après vérification, un des policiers l’a informée qu’elle pouvait reprendre la route.

«Lorsque Lina* est retournée dans son véhicule, ce même agent de police lui a refermé brutalement la porte dessus. Sur le coup de la douleur, Lina* a lâché une insulte. Cela aurait suffi pour que ce représentant de l’ordre déchaîne sa violence sur la jeune femme, sous le regard spectateur de ses collègues : l’attrapant par le col et la jetant sur le sol, le policier se serait alors mis à lui donner des coups», décrit le CCIF.

L’agent de police qui l’a agressée en lui donnant des coups se serait ensuite précipité pour lui retirer de nouveau son foulard : «Je n’en ai rien à foutre de ton foulard, ton foulard n’a rien à faire ici», lui aurait-il dit avant de le déchirer et de le jeter à terre. Exigeant à plusieurs reprises de pouvoir remettre son foulard, les policiers auraient refusé et se seraient contentés de l’accrocher à sa jupe.

Conduite au poste de police pour «outrage et rébellion», l’agent de police lui aurait «promis» de «[la] faire ch*** aujourd’hui» et qu’elle allait «payer pour les autres». La jeune femme a passé la nuit entière dans une cellule, sans possibilité de se nourrir ou de se désaltérer. Ce n’est que le lendemain matin que lui a été proposé un petit-déjeuner. Elle n’avait toujours pas pu remettre son foulard. Libérée à 11 heures, elle a été transportée à l’hôpital par sa sœur. Bilan : trois jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). La victime a déposé plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Des violences exercées auprès des minorités

La violence, les forces de police françaises y ont recours de manière «excessive», selon un rapport du Comité contre la torture des Nations unies rendu public vendredi 13 mai 2016 à Genève. L’étude passe au peigne fin la situation de la France sous l’état d’urgence instauré au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis (13 novembre).

«Le Comité est préoccupé par les informations sur l'usage excessif de la force par les forces de police au cours de certaines perquisitions, ayant entraîné des séquelles psychologiques chez les personnes concernées», observent les auteurs du rapport. Dans le collimateur du comité onusien également, l’«augmentation de la violence et d'actes criminels en particulier depuis les dernières attaques terroristes» recensée auprès des Roms, des musulmans, des juifs et des migrants.

En mars dernier, c’est l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), une ONG de défense des droits de l’Homme, qui s’inquiétait des dérives qui sévissent dans les rangs des représentants de la loi en France, d'après l'Obs. Elle s’élevait contre la dangerosité de certaines méthodes, le manque de transparence des autorités et la culture de l’impunité dont bénéficieraient certains officiers.

L'actualité te donne tord
Auteur : UnChamali
Date : le 18 août 2016 à 18h42
Il était évident que les braves corses n'allaient pas être à l'origine du problème.

Les racailles MRE ont besoin depuis longtemps d'un rappel à l'ordre. Qu'aucun des politiciens apeuré de France n'ose faire.

La France a besoin d'un Hassan II ou d'un Driss Basri, des vrais hommes capables de remettre de l'ordre dans tous ces pays.

Oser justifier l'injustifiable
Auteur : Bibi93290
Date : le 18 août 2016 à 13h47
ce que vous dites est écœurant ce ne serait pas étonnant que ce soit un haineux de la communauté musulmane derrière ce profil vous légitimez l'injustifiable un acte làche et abominable de frapper une femme pour seul prétexte qu'elle ai répondu à une provocation agressive et raciste vous êtes à gerber. Et votre ramassis de discours ridicule tout droit sorti de votre imagination schizophrénique me fait doucement rire
Faut arrêter
Auteur : UnChamali
Date : le 10 août 2016 à 11h13
Ce genre de collectif ainsi que les médias jouent un jeu dangereux. ..

Si chaque arrestation devient de l islamophobie
Pourquoi donner une version biaisée de l accusée sans attendre jugement ?

La police fait son travail et beaucoup plus gentiment que ne le ferait le makhzen
Si c est une sauvage foulard ou pas elle doit être punie . En France il y a plus de racaille avec foulard que sans. Il faut se méfier des histoires rapportées
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