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Politique Publié

La tournée maghrébine du n°2 de la diplomatie américaine marquée par un accueil froid au Maroc

Les relations entre l’administration Obama et le Maroc subissent encore les effets du passage dans une zone de turbulence en avril et mai. L’accueil froid réservé au n°2 de la diplomatie de Washington de passage au Maroc est venu le confirmer. En revanche, Antony Blinken a été traité avec beaucoup plus d’égards en Algérie et en Tunisie.

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Salaheddine Mezouar s’entretient avec le Secrétaire d'État Adjoint des États-Unis Antony Blinken (Photo : MAP)

Antony Blinken, le n°2 du département d’Etat américain a conclu hier une tournée de six jours dans la région maghrébine (Maroc, Tunisie et Algérie). Lors de son passage au royaume, l’ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale d’Obama a été accueilli plutôt froidement. Durant ses deux jours au Maroc, il n’a eu, officiellement, qu’une seule réunion avec le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar. C’est d'ailleurs la première du genre trois mois après le clash entre les deux pays au Conseil de sécurité sur la question du Sahara occidental.

Le deuxième jour de la visite de Blinken au royaume a été meublé par un déplacement touristique à Tanger. Accompagné par l’ambassadeur Dwight Bush, il s’est rendu au siège de la Tangier American Legation, l’ancien consulat des Etats-Unis reconverti en centre culturel. Le bâtiment avait été offert par le sultan Moulay Slimane en 1821 à la toute jeune république. C’est dans la ville du Détroit que Blinken a accordé une interview à la chaîne Medi1TV, marquée par ses propos favorables au retour du royaume dans l’Union africaine.

En Algérie et en Tunisie, un accueil d’une toute autre facture

Depuis Rabat, Blinken s’est envolé vers Tunis. Là, le secrétaire d'État adjoint des États-Unis a enchaîné les réunions avec les hauts responsables du pays du jasmin. Il s’est d’abord entretenu le 22 juillet avec le chef de la diplomatie, Khemaies Jhinaoui. Il s’est ensuite rendu au palais de Carthage pour une réunion avec le président Béji Caïd Essebsi.

Le lendemain, Blinken a rencontré Rached Ghannouchi au siège du parti Ennahda. Une manière pour les Américains d'anticiper un retour en force des islamistes en Tunisie. Il faut dire que la principale force politique du président Essebssi, Nidaa Tounes a connu une scission en janvier dernier lorsque son secrétaire général, Mohsen Marzouk a lancé son propre mouvement, devenu aujourd'hui le parti Machrouu Tounes. Ce qui place de facto le mouvement Ennahda au rang de grand favori pour remporter les prochaines élections législatives prévues normalement en 2019.

Après la Tunisie, Blinken à mis le cap sur l’aéroport d’Alger dimanche 24 juillet. Là aussi, son agenda a été rempli de rendez-vous importants, notamment avec le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra et le chef du gouvernement, Abdelmalek Sellal. Il a conclu sa visite algérienne hier par une réunion avec le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi. Les discussions entre les deux hommes ont porté sur le renforcement du partenariat économique algéro-américain.

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