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Vitiligo ou Bress : Une maladie de la peau assez répandue au Maroc

Le monde entier célébrait le 25 juin dernier la journée mondiale du vitiligo, mettant à nouveau le focus sur cette maladie devenue populaire suite au cas de Mickael Jackson. Si l’événement est passé presqu’inaperçu au Maroc, la maladie, elle, ne l’est pas. On se souvient d’ailleurs que l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss Basri en était atteint. Alors que la maladie touche de plus en plus de Marocains, aucune réelle prise en charge n’a été mise en place, ce que déplorent les dermatologues.

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Des taches blanches apparaissent sur la peau. Elles sont souvent toutes petites au début et s’agrandissent au fil du temps. Elles restent parfois sur les mains et les pieds ou apparaissent ailleurs sur le corps, le visage, la poitrine, le dos… Au départ, le malade ne se doute de rien, mais à partir d’un moment, cela devient inquiétant et c’est le diagnostic du dermatologue qui confirme tout. «J’avais remarqué des taches sur mon dos et mes épaules. C’est leur persistance qui m’a poussé à consulter» explique à Yabiladi Nizar Zaouel, un ingénieur en Génie civil de 27 ans résidant à Rabat qui s’est fait diagnostiquer il y a cinq ans. «Le dermatologue m’avait dit qu’à force de fréquenter les plages et de ne pas bien m’essuyer, j’ai attrapé des mycoses», ajoute le jeune homme.

Traitement sur traitement sans succès

Jusqu’à la rencontre de son quatrième dermatologue, Nizar banalisait la chose. «Les trois premiers disaient que ce n’était rien et que les tâches disparaitraient grâce au traitement. Mais ne voyant pas de changement, je suis arrivé jusqu’au 4ème dermatologue», raconte-t-il. «Celui-ci m’avait trop inquiété. Il trouvait que les tâches s’étaient trop propagées sur mon corps, mais m’avait rassuré qu’au bout d’un mois de traitement, je verrais le changement», ajoute le jeune homme. Mais trois mois plus tard, en février dernier, Nizar n’avait pu constater aucun changement.

Depuis, il a décidé de faire une pause, las d’essayer en vain même les traitements naturels. « J’avais rencontré d’autres personnes atteintes qui me conseillaient d’utiliser des produits beldi», se souvient-il. Mais n’ayant pas vu de changement, il a tout arrêté. Après l’été, Nizar envisage d'aller voir un nouveau dermatologue, espérant que tout se passe mieux cette fois, d'autant plus que «ma mère est trop inquiète», ajoute-t-il.

Comme cet ingénieur, de nombreux Marocains vivent ce douloureux scénario. On se souvient notamment de l’ancien ministre de l’Intérieur sous Hassan II, Driss Basri, qui était atteint de vitiligo. Au ministère de la Santé, on «ne pense pas qu’il existe de chiffres» sur cette maladie considérée comme «rare». D’ailleurs celle-ci n’est évoquée dans aucun document sur le site du département du Pr El Houssaine Louardi. Néanmoins, nous avons envoyé un email à la direction concernée –comme le veut la procédure- et nous attendons les réponses.

Au moins 0,5% de la population touchée

Mais selon la Société marocaine de dermatologie, «0,5 à 1% de la population marocaine pourrait être atteinte du vitiligo», soit environ 170 000 à 338 500 malades, indique à Yabiladi la présidente Pr Fatima Zahra Mernissi. Selon elle, le vitiligo est en effet «assez répandu» au Maroc. La maladie est généralement causée par des troubles de l’immunité cutanée, mais au Maroc, les scientifiques n’écartent pas aussi l’hérédité, «surtout en raison de la consanguinité (mariages avec les membres de la même famille) encore présente au Maroc », relève la dermatologue.

Par ailleurs, le vitiligo se présente sous deux formes : la forme segmentaire (les taches apparaissent par endroit sur un seul côté du corps) et la forme généralisée (les tâches apparaissent sur les deux côtés du corps). 

Un nouveau médicament dans les pharmacies en 2017 ?

Aujourd’hui, les scientifiques déplorent le manque de prise en charge conséquente des personnes souffrant du vitiligo. Et si la maladie n’est ni contagieuse ni douloureuse physiquement, elle peut cependant entrainer d’énormes douleurs psychologiques quand elle apparait sur les parties visibles du corps. «Nous apprenons aux patients des techniques de camouflage. Mais ces gens se débrouillent par leurs propres moyens pour s’approvisionner en médicaments», remarque le Pr Mernissi estimant que les autorités devraient autant s’occuper de la tuberculose que des autres maladies dont souffrent les Marocains.

Selon la Société marocaine de dermatologie, une nouvelle pommade devrait être mise en vente à partir de 2017, augmentant les chances pour les personnes atteintes de faire face à la maladie. «La demande d’importation a été émise par un groupe pharmaceutique de la place et est en cours de traitement», déclare la présidente espérant que la décision finale sera très rapidement annoncée.

Article modifié le 18/07/2016 à 22h46

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Auteur : karimoune
Date : le 19 juillet 2016 à 00h38
il n'y aucun traitements c'est de la foutaise. Un dermato m'a fait acheter 300 euros de medoc, wallou. Un dermato un seul a été honnête. Enfin me3lich il y a pire dans la vie
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