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Entreprenariat : Les MRE de plus en plus enclins à investir au Maroc

En dépit des barrières culturelles qui freinent parfois certains Marocains résidant à l’étranger (MRE) à investir dans leur pays d’origine, leur attrait pour la création d’entreprise au royaume ne faiblit pas.

Temps de lecture: 2'
L’attrait pour l’entreprenariat est aussi fort chez les jeunes d’émigration récente qu’auprès des nouvelles générations de MRE. / DR

L’attrait pour l’entreprenariat est aussi fort chez les jeunes d’émigration récente qu’auprès des nouvelles générations de Marocains résidant à l’étranger (MRE), nés ou élevés à l’étranger. C’est l’une des tendances qui ressort d’une étude sur l’entreprenariat des jeunes générations de MRE établis en France, en Belgique et aux Pays-Bas, dévoilée hier par le cabinet de conseil R.M.D.A. et Maroc entrepreneurs, à Paris.

Plus de 600 MRE concernés par l’entreprenariat marocain ont été interrogés dans le cadre de cette étude, formulant 460 réponses analysées par une équipe de consultants.

Ainsi, si la création d’entreprise des Marocains expatriés va de pair avec un «fort attachement» à leur pays d’origine, l’intérêt peut rapidement décroître si le lien culturel s’étiole, notamment à travers une maîtrise limitée de la langue. D’autant que leurs motivations s’expliquent davantage par une meilleure connaissance du marché et des partenaires - soit avant tout un facteur économique, non pas culturel.

Le rapport, commandé par le ministère des Marocains résidant à l’étranger et de la Migration et le projet d’insertion professionnel Shakara - financé à hauteur de 54 millions de dirhams par l’Union européenne - devrait être finalisé au cours de l’été et disponible en intégralité à la rentrée de septembre.

Un secteur qui se féminise

A ces tendances s’ajoute une logique d’entreprenariat transnational, sans forcément envisager un retour définitif au royaume. Du côté des MRE engagés dans un projet de retour vers leur pays d’accueil, l’environnement familial, en particulier les enfants, «ne constitue pas un frein et est même parfois une motivation.»

La formation «dispersée et difficilement accessible et/ou fiable dans un environnement institutionnel éparse» peut en revanche constituer un obstacle à la création d’entreprise, ont souligné à maintes reprises les sondés. Un environnement qu’ils décrivent par ailleurs «masculin et qualifié mais [qui] se féminise.» Le royaume recense actuellement 5 000 femmes entrepreneures, soit 29 % contre 71 % pour leurs homologues masculins. «La présence des jeunes femmes marocaines parmi cette catégorie d’entrepreneurs (néo-entrepreneurs, ndlr) dénote de l’importance de l’évolution des mentalités au Maroc», relevait en 2015 Hamid Bouchikhi, professeur en management et entreprenariat à l’ESSEC Business School de Paris.

Dernière tendance, 72 % des MRE montrent un intérêt pour le financement de projets productifs. Un engagement susceptible de s’effectuer «de préférence par l’actionnariat dans des entreprises au détriment des dons ou des produits de placements bancaires.»

Et pourtant
Auteur : wildfire
Date : le 14 juillet 2016 à 02h03
traité comme des vrai chien de la casse on leurs refuse même leurs propres droit de marocains
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