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Culture   Publié

Petit Biscuit, le jeune espoir de la musique électronique française d'origine marocaine

A tout juste 16 ans, Mehdi Benjelloun, plus connu sous le pseudonyme de Petit Biscuit, vient de faire son entrée dans la cour des jeunes espoirs de la musique électronique française. S'il vient de sortir son premier EP il y a quelques semaines, cet autodidacte bercé par la musique depuis son enfance, multiplie déjà les apparitions sur scène.

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Petit Biscuit, alias Mehdi Benjelloun, est considéré comme l’un des jeunes espoirs de la musique électronique française. MAGDALENA LAWNICZAK

Il a seulement 16 ans mais il s’est déjà fait une petite place dans le milieu de l’electronica française. Mehdi Benjelloun, qui arpente depuis peu la sphère musicale électronique de l’Hexagone sous le craquant pseudonyme Petit Biscuit, rafle les triomphes et se hisse déjà sur les plus prestigieuses scènes parisiennes. Originaire de Rouen, ce Français qui tient ses origines marocaines de son père s’est fait connaître grâce à son morceau Sunset Lover, un petit bijou qui comptabilise actuellement 7 148 891 de vues sur Youtube et 13 millions d’écoutes sur SoundCloud.

Finaliste du prix Deezer Adami, sélectionné aux Inouïs du Printemps de Bourges – deux gros incubateurs de jeunes talents issus de la nouvelle scène française – sans jamais avoir fait de live, Petit Biscuit a également assuré la première partie du concert d’Odesza le 2 avril 2016, et à l’Olympia s’il vous plaît. Un parcours auréolé de succès, couronné par la sortie de son premier EP autoproduit, le 13 mai dernier. «Ca sera très dynamique en accord avec le live. D’une certaine manière, ça représente ce que je vis en ce moment : l’adolescence. Je pense d’abord à la poésie et je la mélange à un dynamisme», confiait-il à 20 minutes à l’occasion de sa sortie.

«La définition du mec qui fait des trucs dans sa chambre»

Des Inrocks à Clique, de Libération Next à Tsugi, il semblerait que celui qu’on qualifie aisément de jeune prodige ait entamé une tournée médiatique, dont les portraits et interviews se suivent et se ressemblent. «S’il possède le même penchant pour la musique world que ce dernier (l’auteur-compositeur Fakear, ndlr) et les mêmes ambitions poétiques, il y rajoute une légère couche d’inspirations classiques», dépeint Libération Next.

Bien avant de flirter avec les médias, Mehdi Benjelloun suit une «formation classique», ainsi qu’il la décrit en avril 2016 lors d’une interview pour le site Clique «(…) du violoncelle à 5 ans, guitare un peu plus tard et ensuite du piano. Cinq ans de solfège, qui m’aident pas mal dans la composition aujourd’hui. J’ai aussi été un peu autodidacte, surtout au piano, et j’ai cherché à aller plus loin (…) J’ai commencé la composition vers 12, 13 ans. J’ai commencé sur FL Studio, avec un synthé que j’avais chez moi. C’est la définition du mec qui fait des trucs dans sa chambre.»

Une double culture musicale franco-marocaine

Depuis sa chambre d’adolescent, Mehdi Benjelloun voit encore plus loin que l’horizon : «Petit Biscuit (…) C’est une espèce de journal intime à travers lequel je balance mes expériences, mes histoires, mes voyages.» Des voyages, le jeune homme en fait plusieurs durant son enfance grâce à sa double culture franco-marocaine, au gré des rythmes de l’Orient, auxquels son père l’initie à travers la musique orientale, à ceux de l’Occident avec, notamment, un goût prononcé pour la musique classique, côté maternel cette fois-ci : «J’ai connu très tôt un mélange culturel entre mon père qui me faisait écouter de la musique orientale, et ma mère du classique. Bien sûr j’ai eu d’autres voyages très musicaux dans ma vie : Amsterdam et sa scène hip hop, Londres et la house…» On en est certain ; d’autres voyages suivront.

Article modifié le 07.06.2016 à 22h18

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