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Faits divers Publié Le 09/05/2016 à 16h46

France : Soupçonnée du meurtre de son compagnon, une Marocaine veut être jugée au Maroc

On ne présente plus Fatima Anechad. Les médias français l’ont même surnommée la «Veuve noire». Elle est soupçonnée d’avoir tué son compagnon en 2002 lors d’un voyage du couple au Maroc. Le corps n’a jamais été retrouvé et la mystérieuse disparition de son précédant mari a davantage fait peser les soupçons sur elle. En fuite au Maroc, son procès a été ouvert en son absence à Paris ce lundi et la sexagénaire demande à être jugée dans son pays d’origine.

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La cour d’assises de Paris a condamné ce lundi Fatima Anechad à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son compagnon. Le procès a été pour le moins particulier, puisque l'accusée était absente et veut désormais être jugée par la justice marocaine, rapporte la presse française. 

Les révélations d'un ingénieur du son la propulse sur le banc de l'accusé

Les faits remontent au 30 mars 2002. Lorsque Fatima et son compagnon, Roger Bendeçon alors bijoutiers à Paris, effectuent un voyage au Maroc. Cinq jours plus tard, la femme retourne seule en France. Face aux inquiétudes de la famille Bendeçon restée sans nouvelles de Roger depuis son départ, Fatima tente de rassurer. A la fille de ce dernier, Karen, elle fournit un enregistrement téléphonique avec sa voix. Entre temps, elle vend ses bijoux et ses meubles. Mais Roger Bendeçon ne reverra jamais les siens et son corps ne sera jamais retrouvé.

Fatima vivra paisiblement jusqu’en 2007, lorsqu’un ingénieur du son avouera avoir conçu, à sa demande, l’enregistrement présenté pour rassurer sa fille. Or, la dame est déjà surnommée la veuve noire, suite à la «mystérieuse disparition de son précédent mari en 1975». Elle est immédiatement mise en examen, avant d’être renvoyée devant la cour d’assises en septembre 2014.

Le procès en cours en France n'a «aucune légitimité», selon son avocat

En attendant son procès, Fatima était sous contrôle judiciaire et devait pointer deux fois par semaine au commissariat. Ce qu’elle ne fait plus depuis juillet 2015. Elle a récemment pris la fuite et alors que la presse la soupçonnait de s’être réfugiée au Maroc, un communiqué de son avocat, ce lundi, le confirme. Fatima Anechad «entend se placer sous l'égide de la convention franco-marocaine qui oblige les juridictions françaises à se dessaisir au profit des juridictions marocaines puisque cette dernière possède la nationalité de cet Etat», écrit son avocat Me Pascal Garbarini, dans un communiqué transmis à la presse française. Rappelant que sa cliente «contestait les faits qui lui sont reprochés», il a ajouté que le procès en cours en France n'a «aucune légitimité».

Selon RMC qui cite un membre de sa famille, Fatima serait précisément à Agadir, où «elle passe même des jours paisibles, fréquentant régulièrement les machines à sous du très chic Atlantic Palace, le plus grand casino de la ville».

La fuite, la «signature de son crime»

Pour les proches de la victime, la tournure que prend cette affaire est difficile à vivre. «Cela fait très longtemps que je suis convaincue du décès de mon père. Mais je comptais sur ce procès pour en connaître les circonstances», a confié avant l'audience de ce lundi Karen Bendeçon, fille du bijoutier parisien. L’avocat de la partie civile, Me Jean-Alexandre Buchinger, a pour sa part estimé que la fuite de Fatima est la «signature de son crime». Une plainte a été déposée contre X pour corruption et trafic d'influence auprès du Procureur de Bobigny, pour comprendre comment elle a pu échapper à la justice française en quittant le territoire.

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chouma
Auteur : faycal53
Date : le 09 mai 2016 à 19h26
Cette femme fait honte au Maroc
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