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Grand Angle

Le ministère de l'Intérieur interpelé sur la relation conflictuelle entre marchands ambulants et agents d’autorité

L’immolation par le feu d’une vendeuse ambulante à Kenitra a relancé l’urgence du problème dans la relation des marchands ambulants avec les autorités. Ce mardi, deux groupes parlementaires ont interpellé le ministère de l’Intérieur sur ce sujet.

Publié
Charki Draiss et Mohamed Hassad / DR
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Le dossier des marchands ambulants s’invite à la session hebdomadaire de ce mardi des questions orales à la Chambre des représentants. Les groupes des députés de l’Union constitutionnelle (opposition) et du PJD viennent d’interpeller la tutelle sur ce que prévoit le gouvernement pour permettre à cette catégorie de vendeurs de bénéficier de locaux dignes, et leur épargner les abus de pouvoir de la part de cadres du ministère de l'Intérieur.

Le ministre délégué à l’Intérieur a répondu de manière évasive. Charki Draiss s’est contenté de rappeler le programme conjointement élaboré par le département de l’Intérieur et le ministère délégué chargé des petites entreprises et de l'intégration du secteur informel. Un ambitieux projet qui, explique le ministre, se décline en quatre axes : créer des marchés de rues, organiser le commerce itinérant, mettre en place ces marchés périodiques et installer des marchés fixes.

Plaidoirie en faveur des agents d’autorité

Le n°2 de l’Intérieur a cependant omis de mentionner que ce programme n’a jamais vu le jour. Pour mémoire, sa cérémonie de lancement officiel, initialement prévue en mars 2015 à Rabat, avait été reportée à une date ultérieure. Le roi Mohammed VI, insatisfait de la mauvaise qualité du programme au profit des vendeurs ambulants, avait exprimé son mécontentement en boudant la réunion.

La séquence législative réservée aux vendeurs ambulants a connu une forte plaidoirie présentée par le président du groupe de l’UC, Chaoui Belassal, en faveur des agents de l’autorité (les caids). Il a relevé que «parfois ils sont dépassés par l’ampleur du problème, donnant lieu à certains dérapages», a-t-il soutenu. Une allusion à l’affaire de la vendeuse de Kenitra qui s’est immolée en avril.

Des propos bien accueillis par Charki Draiss qui a rappelé la responsabilité des élus locaux à chercher des solutions au dossier des vendeurs ambulants. Le ministre délégué en a profité pour corriger une erreur d’une députée de la Lampe, affirmant que les «Farachas» ont parfaitement le droit de se constituer en associations pour défendre leur intérêts.

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