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Grand Angle

Réforme de l'avortement : Une coalition féministe marocaine dénonce des blocages

La réforme de la loi sur l'avortement renvoyée aux calandes grecques ? Les associations montent au créneau fustigeant un manque de volonté politique.

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La coalition féministe «Printemps de la dignité» a interprété hier, lors d’une conférence de presse à Rabat, comme «un manque de volonté politique», le blocage de la réforme de la loi sur l’avortement ordonnée par le roi Mohammed VI en mai 2015, rapporte l’agence EFE.

Concernant le manque de volonté politique soulevé, la coalition relève que dans le cas de la réforme de la loi sur l’avortement comme dans le cas du droit des femmes, il existe la tendance d’une «révision à la baisse» par les hommes politiques, surtout  du PJD. Elle craint que les élections législatives d’octobre ne viennent éclipser la question de la réforme de la loi sur l’avortement, les politiciens ne voulant pas prendre la responsabilité d’une réforme impopulaire à contre courant de la pensée conservatrice d’une large partie de la population.

Pour rappel, l’avortement est récriminé par 11 articles du Code pénal marocain avec des peines allant jusqu’à 5 ans de prison pour le médecin pratiquant et tout autre personne (personnel soignant ou personne ayant recours à l’avortement) se rendant complice d’IVG. En mai 2015, le roi Mohammed VI avait ordonné une réforme de la loi pénale pour autoriser l’avortement dans les cas de malformation du fœtus, de viol, d’inceste et de danger pour la vie de la mère.

Une réforme à minima

La réforme confiée aux ministères de la Santé et de la Justice est à l’arrêt depuis plus d’un an et les deux ministères n’ont pas encore reçu les associations féministes et l’Association marocaine pour la lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC). Ces dernières, «Printemps de la dignité» en tête, expliquent que les cas énoncés par la réforme réclamée par le roi ne couvrent même pas 10% des 600 à 800 cas d’avortements recensés au Maroc par jour. Sur l’ensemble de ces cas d’avortement, 5 sur 6 sont «médicalisés» mais le reste est effectué avec des méthodes rudimentaires le plus souvent en ayant recours à des guérisseurs causant ainsi un danger pour la mère et le fœtus.

Ainsi, la coalition réclame que soient inscrites dans la future réforme, les considérations sur les risques potentiels pour la santé physique, psychique au cours des 12 premières semaines de grossesse.

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Auteur : غدا تسال
Date : le 15 mai 2016 à 22h54
Hippocrate en disant ceci " ...Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire ABORTIF "

était plus sage que nous aujourd hui...
ces féministes qui crachent leur poison partout en croyant bien faire ...
alah yahdina jami3an
il faut savoir que de base l'avortement est haram le maroc ne devrait pas le permettre sauf en cas de viol , ce qui est une exception
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